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TÉMOIGNAGE POUR «ALPHA»

«COMMENT ÊTRE CERTAIN DE SA FOI ?»

Vendredi le 07 octobre 2005

Par Marta Contrel

 

Bonjour, je m’appelle Marta et on m’a demandé de venir vous parler de  ma foi mais je ne peux pas vous parler de ma foi sans vous raconter un peu ma vie.

 

Dans ma vie, il n’y a pas eu de conversion  spectaculaire comme c’est le cas souvent des gens qui témoignent. Je suis née avec la foi et cette foi m’a accompagnée tout au long de ma vie. Tout ce que j’ai fait c’est  essayer de la garder vivante.

 

Je suis née à Léon, en Espagne,  dans la région de  Castille,  une des régions les plus austères de l’Espagne où les traditions, à l’époque au moins,  étaient jalousement gardées.

 

Castille est la terre des « rois catholiques» comme on appelait  Isabel et Fernando, reconnus par leur vie exemplaire. Les rois catholiques   ont fourni à  Christophe Colomb les trois caravelles qui l’ont permis de quitter Puerto de Palos en août 1492 pour arriver en Amérique le 12 octobre 1492 et faire ainsi la connaissance de ce nouveau monde. C’est une belle région montagneuse pleine de châteaux, de monuments historiques, de magnifiques  églises et  d’une cathédrale gothique du 11ème siècle d’une beauté spectaculaire. Je vous raconte tout ça parce que parfois je trouve étrange la trajectoire de ma vie car moi aussi je suis partie un jour de ma Castille natale pour arriver à découvrir mon Amérique.

 

J’ai grandi à l’intérieur d’une famille catholique et pratiquante et je suis l’aînée de 4 filles. J’ai toujours fréquenté l’église et  j’ai étudié dans des collèges de  religieuses.  Mes  parents ont suivi le modèle de leurs parents et ils nous ont élevées dans le respect des traditions et des valeurs morales.

 

Tout était très beau jusqu’au moment où mon père, pour des raisons professionnelles, émigre  en Amérique du sud, au Venezuela. Nous étions encore jeunes  et il y tenait beaucoup à ce que nous continuons nos études en Espagne. La rupture est arrivée, la séparation, l’isolement de la famille, le sacrifice, les épreuves. Mes parents sont partis et nous sommes  restées pensionnaires dans le collège en Espagne où j’étais responsable de mes trois jeunes  sœurs. Nous partions  chez nos parents pour les vacances de Noël et pour l’été et nos parents nous ont toujours accompagnées dans les moments importants de notre vie à l’école. Je peux vous dire cependant que j’ai beaucoup pleuré et  j’ai beaucoup consolé mes  petites sœurs aussi,  essayant de comprendre, sans trop savoir comment, le terrible sacrifice que mes parents s’infligeaient et nous faisaient vivre à nous.

 

C’est à cette période de ma vie que j’ai commencé  à pratiquer ma foi et à m’appuyer en Dieu afin qu’il m’aide à comprendre ce que ma petite tête d’enfant ne comprenait pas. Je me suis abandonnée  et Il m’a aidé, il m’a guidé  et il m’a fait grandir. Je trouvais un grand réconfort dans la prière et il m’a fait mieux comprendre les raisons qui poussaient mes parents à une décision si déchirante.

 

Vous voyez, on peut débuter dans la vie chrétienne de beaucoup de manières : on peut devenir chrétien, on peut inviter Jésus dans sa vie, on peut ouvrir la porte à Jésus, on peut croire en lui. Moi, j’ai décidé de croire en lui et de l’ouvrir la porte de ma vie.

 

J’ai appris que Jésus se tient toujours derrière cette porte qui est souvent bien verrouillée à cause de nos peurs. Il ne s’impose pas parce qu’il nous a donné la liberté de choisir, il frappe discrètement mais les bruits de la vie ne nous permettent pas de l’entendre. Il attend, il est patient, il a dit à ses disciples «Je suis avec vous tous les jours», ce qui veut dire : je suis toujours avec vous. Le jour où l’on décide d’ouvrir cette porte, il vient partager avec nous nos peines  et nous aide avec nos fardeaux.  Plus jamais nous ne serons seuls devant l’adversité parce que nous serons en relation d’amour avec lui.

 

L’amour dans ma vie est apparu lors d’une de ces vacances au Venezuela. Il y avait un petit français  de la Martinique qui était là pour apprendre l’espagnol et ce fut le coup de foudre. J’ai appris qu’il était catholique, qu’il avait reçu tous les sacrements  mais il ne fréquentait pas l’Église, son père étant athée.

 

Nous nous sommes toujours respectés dans nos croyances spirituelles : j’ai continué ma vie active et j’ai respecté son éloignement religieux. Le jour  venu de me demander en mariage, il ne m’a pas donné une bague, il m’a offert un beau chapelet  en argent qui est toujours avec moi et que j’espère m’accompagnera lors de mon dernier voyage.  J’ai été très touchée par ce geste qui m’indiquait que même s’il ne partageait pas mes idées, il voulait me faire plaisir et me dire de ne pas avoir peur, qu’il serait toujours là pour me respecter. J’ai vu également  là un geste de l’Esprit Saint qui m’indiquait que j’avais  devant moi l’homme avec lequel je devrai faire ma vie. J’ai fait confiance.

 

La plus grande preuve de l’amour de Dieu a été le sacrifice de son fils c’est pour ça que nous  ne pouvons pas parler de foi sans parler d’amour. La foi c’est s’appuyer de tout son poids sur Jésus et sur ce qu’il a fait pour nous à la croix. Il est écrit que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils unique afin que celui qui croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle.».

 

Qu’est-ce que la vie éternelle?  Où est-elle ?

 

 La vie éternelle est une vie en Dieu et avec Dieu. Elle est ici, maintenant,  avec nous. C’est cette demeure de Dieu en nous. C’est la présence active de Dieu au coeur de notre vie. Lorsque nous vivons dans la maison de Dieu il n’y a plus ni avant ni après. La mort n’est plus une ligne de démarcation car Dieu est le Dieu des vivants et non celui des morts. Jésus nous a dit «N’ayez pas peur, j’ai vaincu les puissances de la mort, venez et demeurez chez moi et sachez que là où je suis, là aussi est Dieu.  Vous n’êtes plus seuls.

 

Freddy Mercury, le chanteur  du groupe Queen  qui a connu la gloire et qui est décédé de façon tragique en 1991 déclarait : Le monde entier peut vous appartenir et vous restez quand même l’homme le plus seul. Cette solitude-là est la plus douloureuse. Le succès a fait de moi un idole mondiale et m’a rendu riche mais ce succès m’a aussi privé de la seule chose dont nous avons tous besoin : une relation d’amour.

 

Vous êtes-vous  déjà demandés :

Pourquoi ai-je tant de mal à laisser Dieu me parler du sens de ma vie ? Est-ce parce que je ne le connais pas ? Est-ce parce que je me demande si Dieu est là pour  moi ? Est-ce parce que j’ai peur de lui ? Est-ce parce que tout ce qui m’entoure me semble plus réel que Dieu ?…

 

Je crois que le secret consiste en la foi, pour le recevoir nous devons tout  simplement  nous abandonner, faire confiance et nous convertir (comme le disait si bien le père Robert lors de notre soirée d’ouverture) La conversion est un revirement complet qui nous permet de découvrir que nous ne sommes pas les prisonniers que nous pensons être.

 

Un bon moyen pour se convertir est la démarche que vous avez entrepris  de venir rencontrer Jésus. Un autre excellent moyen c’est la prière et les  lectures spirituelles.

 

Quand nous voulons savoir comment préparer un repas, réparer une voiture, construire une maison, donner une conférence…, nous consultons les manuels spécialisés. Lorsque nous voulons nous tenir au courant des nouvelles…, nous nous informons par l’intermédiaire des médias. Si nous voulons rencontrer Dieu…, nous devons prier et faire des lectures spirituelles  pour permettre l’Esprit de Dieu  de venir nous habiter et nous guider. Même si nous avons l’impression de rien comprendre,  peu à peu les fruits de l’Esprit vont commencer nos habiter et nous transformer de l’intérieur.  Et  comment résister à ces beaux fruits :

 

L’amour - La joie - La paix - La patience - La bienveillance - La bonté - La fidélité - La douceur - La tempérance ?

 

Il y a plusieurs personnes dans cette salle qui sont immigrants comme moi et qui savent à quel point il est difficile de quitter famille, pays, la langue de nos parents, traditions, etc.  pour poursuivre un but, un idéal. C’est la conviction de la présence de Dieu en nous qui nous aide  à surmonter les difficultés, c’est de savoir qu’il a promis qu’il sera toujours avec nous, si nous le permettons d’entrer, si nous l’ouvrons notre porte.

 

Je suis venue au Canada pour suivre un traitement d’infertilité et je serai toujours reconnaissante à ce pays qui m’a permis réaliser la plus grande joie de ma vie qui est devenir mère et pouvoir transmettre à mon enfant tout ce que mes parents m’ont donné, en plus de ma propre expérience personnelle.  Quand je suis devenue mère  j’ai mieux compris la relation de Dieu avec nous et la relation de nos parents aussi. J’ai compris  que l’amour que je porte à cet enfant est inconditionnel, véritable et éternel et prêt à tout sacrifice. J’ai surtout compris ma mère.

 

Je peux  comparer l’amour de ma mère à l’amour de Dieu pour ses enfants.  Malgré avoir été élevées de la même manière, ses filles n’ont pas toutes répondu de façon semblable, j’imagine comme dans la plupart des familles. Nous pouvons rencontrer chez nous quelques passages de l’évangile, par exemple l’histoire du «fils prodigue » chez une de mes sœurs laquelle ayant choisi une route erronée s’est éloignée de sa famille pour 18 ans. Le jour où elle a frappé à la porte avec son mari et ses 6 enfants, mon père, comme le père aimant de l’évangile, loin de faire des reproches, il a fait la fête parce que son enfant  était revenu. Une autre de mes sœurs a donné une grand place aux biens matériels et   a décidé  de vivre  sa vie de façon très égoïste sans se soucier aucunement de mes parents …Mais voilà que dans le cœur de ma mère, sans doute brisé, il n’y a jamais eu place à la critique ou à la rancune,  seulement à son amour  qui était le même pour les quatre, sans distinction.

 

Je dois vous avouer que je n’ai pas trouvé toujours réponse  à son attitude, comme il nous arrive de ne pas trouver réponse aux messages  de Dieu. J’ai même pensé qu’il n’était pas juste que nous soyons toutes pareilles à ses yeux, comme il nous arrive  souvent avec l’amour de Dieu pour ses enfants. La seule réponse que j’ai  trouvée dans mon cas  est   celle de l’amour inconditionnel, véritable et éternel de ma mère.

 

Lorsque le Pape est venu au Canada, mon garçon était tout jeune et ma mère est venue nous visiter pour avoir la chance de voir le Pape en personne. Nous habitions Sherbrooke et la paroisse  a organisé le voyage à Montréal. Une fois la belle cérémonie  finie, le Pape nous a demandé de sortir nos articles religieux, qu’il allait procéder à la bénédiction. J’ai sorti  avec fierté mon fameux chapelet  et j’ai regardé ma mère qui  avait dans ses mains les photos de ses 4 filles…on était pour elle des objets sacrés.

C’est ça pour moi la foi et l’amour!!

Merci de votre écoute.

 Marta Contrel  Le 07 octobre 2005


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Modifié le  14-02-2012.