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La parabole du fils perdu, ou le pardon du père

Dans cette parabole, les deux fils, l'aîné comme le cadet, nous placent devant plusieurs questions : où suis-je ? Plutôt du côté de l'un ou de celui de l'autre ? Suis-je les deux à la fois ? Qu’est-ce qu’il fait le père ? Nous avons en nous le cadet qui aimerait bien vivre sans tenir compte des autres ; et nous avons en nous aussi l'aîné, qui suit les règles et ne fait pas de vagues. Dans ma vie, je me demande : Où ai-je fait fausse route ? Me suis-je contenté de nourritures creuses ? Me suis-je perdu ? Pourquoi mon père céleste me traite différemment ? Si je change et je retourne à ma vraie demeure avec Dieu, comment ça se passera ? Est-ce que je suis le bien venu ? Que fait Dieu quand je suis loin de Lui ? Chacun des trois personnages est caractérisé par son sentiment : le repentir du fils cadet, la miséricorde du père et la colère du fils aîné.

Le fils cadet et comment je suis ce fils cadet

Le fils cadet ne supporte pas l'adaptation à la vie chez son père ; il lui réclame sa part d'héritage, il veut vivre, sans contrainte et tout de suite, ce qui correspond à l'attitude de bien des jeunes d'aujourd'hui. Il part pour un pays lointain, ceci témoigne seulement d'un esprit aventureux. Mais il se met à dissiper sa fortune, il vivait une vie déréglée, sans espoir de salut. Le jeune homme tombe si bas qu'il se met sous la dépendance d'un « habitant de ce pays » qui lui fait garder les porcs ; il ne peut même pas se nourrir des caroubes qu'ils mangent. Au plus profond de sa déchéance, ayant tout perdu, sur les ruines de son existence gâchée, il rentre en lui-même, il se retrouve ; il rétablit le contact avec son être profond, son lieu véritable. Il se livre alors à un monologue qui reflète sa situation intérieure : « Les employés de mon père ont de quoi se nourrir en abondance et je suis ici à mourir de faim ! Je vais aller chez mon père et je lui dirai : Père, je suis coupable envers le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. Traite-moi comme l'un de tes employés» (Luc 15,17-19). Le jeune homme est bien près de s'abandonner tout à fait à sa perte, mais il y a en lui une voix qui le pousse à opérer un renversement.

Je suis ce fils cadet. Je ne m’adapte pas à la vie dans la communauté. Je n’aime pas trop suivre des règles que la société m’impose. Quand je suis né, Dieu mon père m’a accordé des talents. Je lui dis que c’est mon héritage, je les prends et je veux vivre loin de Lui. Je veux vivre de suite. J’utilise mon intelligence pour vivre seul. Je quitte la demeure de Dieu, pour vivre sans contrainte. J’ai pris mon héritage. Je m’en vais dans un pays lointain, loin de Dieu. Je me ramasse dans un désert. C’est vrai que je suis aventureux. J’utilise les talents que Dieu m’a donnés pour des fins qui ne me donnent pas la vraie satisfaction. J’ai une vie déréglée, sans espoir de salut. Je tombe bas. M’éloigner de Dieu pour ne faire que ma propre volonté, c’est le principe du péché. Mon acte de demeurer sans Dieu, est la source de tout mon malheur : je tourne le dos au père pour disposer de ma vie sans Lui, et être heureux sans Lui.

Mais voilà je rentre en moi-même et je réalise qu’avec Dieu j’aurai une meilleure vie. Une voix intérieure me pousse à changer d’attitude.

Le père

Son  père dans cette parabole éprouve pour lui de la compassion ; Nous sommes profondément meurtris si nos enfants nous traitent comme le plus jeune fils a traité son père. Mais, l’avons-nous mérité de leur part ? Avons-nous négligé de leur apporter beaucoup d’amour et de soins ? Et voilà maintenant qu’ils nous tournent froidement le dos ! Le père de notre parabole était-il un homme dur, sans amour, dont on cherchait à s’enfuir au plus vite ? Au contraire, Dieu est notre père miséricordieux. Il attend l’enfant égaré, tous les jours, il accourt à sa rencontre, « il court, se jette à son cou et l'embrasse tendrement» (Luc 15,20). Sans même le laisser achever son discours, il commande à ses serviteurs d'aller chercher des vêtements et des sandales, et de « passer un anneau à son doigt ». Ainsi le fils prodigue est complètement réintégré à la famille, et le père ordonne un festin : « Faisons une fête, car mon fils était mort et il vit à nouveau, il était perdu et il est retrouvé» (Luc 15,23-24).

Jésus nous enseigne ainsi qui est Dieu et comment l'être humain peut se convertir et refaire son salut. Cette parabole vise à faire apparaître la miséricorde divine ici-bas, afin que nous puissions en faire l'expérience. Dieu a pitié de nous qui sommes perdus, nous nous sommes aliénés nous-mêmes. Dieu partage avec nous la fête de notre joie. Nous étions morts et nous sommes revenus à la vie, nous nous étions perdus et nous nous sommes retrouvés. Jésus suscite en nous une vie nouvelle. Nous tous, pouvons opérer une conversion, nous n’avons pas de raison de nous laisser aller. Le retour est toujours possible à la maison du Père. Nous sommes ses fils et ses filles.

Le fils ainé

Dans la parabole, le fils aîné réagit avec une grande colère. Dieu use de miséricorde envers le pécheur. Je suis comme le fils ainé. Je me choque de voir que je n’ai pas plus de considération quand je suis les règles tout le temps. Moi, j’écoute les consignes, je fais ce que Dieu attend de moi. Mais voilà, l’autre qui était loin et revient, est mieux traité. Il est accueilli avec les bras ouverts. Ceci me choque comme cet ainé dans cette parabole.

Le père alors s'adresse à son aîné avec le même amour : « Toi, mon enfant, tu es continuellement avec moi, tout ce que je possède t'appartient. Il fallait faire une fête, être joyeux, car ce frère qui est le tien était mort et il vit à nouveau, il était perdu et il est retrouvé » (Luc 15,31-32). Ce propos est empreint de tendresse, mais le père rappelle à l'aîné que ce fils qui est le sien est aussi son frère : quand un frère égaré est retrouvé, quand ce mort revient à la vie, il y a vraiment lieu de célébrer une joyeuse fête.

 

Conclusion : Quoi faire et c’est quoi mes responsabilités

Cette parabole me fait confronter à mes propres besoins, à mes désirs, à mes émotions, à mes aspirations. « Et il dit : Un homme avait deux fils » (Luc 15:11) Ceci m’indique mon origine en tant que créature : Je suis une créature de Dieu. Ma responsabilité vis-à-vis de mon Créateur réside dans le fait que je fus créé à l’image de Dieu et selon Sa ressemblance. Pour être un enfant de Dieu, il faut  la conversion : le fait de se tourner vers Dieu en croyant. En acceptant Dieu dans ma vie, je deviens son enfant et je peux partager la joie.

La conversion, si elle est authentique, est toujours accompagnée de la repentance qui conduit à une confession du péché devant Dieu : « et je lui dirai : Père, j’ai péché contre le ciel et devant toi ; je ne suis plus digne d’être appelé ton fils ; traite-moi comme l’un de tes ouvriers » (Luc 15:18-19).

 « Dieu est riche en miséricorde à cause de son grand amour dont Il nous a aimés » (Éph. 2:4). C’est la joie de Dieu de me ramener et de me recevoir. C’est Sa joie de pardonner tous mes péchés. Dieu se réjouit, et Il se réjouit avec ses serviteurs. Le retour du fils perdu ne produit pas seulement de la joie au ciel, mais aussi sur la terre, dans la maison du Père. La grâce et le cœur de Dieu sont parfaitement ouverts au pécheur repentant.

Ne soyons pas comme le fils ainé. Le propre-juste n’a aucun cœur pour la bonté de Dieu envers les perdus. Il a de la haine pour la grâce parce qu’il ne la veut pas et ne la connaît pas, et parce qu’il pense ne pas en avoir besoin. C’est pourquoi il n’a aucune part à la joie de la grâce ; elle lui est étrangère.

Comme ces deux fils, nous pouvons nous tourner vers Le Père, que nous soyons l'aîné ou le cadet. Chacun des deux s'était perdu, à sa façon, l'un est mort par refus de la grâce et abandon du domicile du père, l'autre refuse la joie d’être avec Dieu, jaloux de son frère et se ferme à tout amour. Le Père miséricordieux nous invite à la vie, à la fête, afin que nous découvrions en nous la vie et avec elle la joie.

 


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Modifié le  14-02-2012.