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Pistes de réflexions (Mat 18)

Règle principale de la communauté

La question est de savoir qui est le plus grand. La vie collective doit être placée avant tout sous le signe de la miséricorde. Au lieu de favoriser l'émergence de grandes personnalités, elle doit être attentive aux petits, ceux qui sont méprisés pour leur insignifiance. Et si tel ou tel commet une faute, elle doit se mettre en quête de la brebis égarée.

La brebis perdue

·        Matthieu ne donne pas la même interprétation de cette parabole de la brebis égarée (18.12-14) que Luc. Dans l'évangile de Luc, c'est à lui-même que Jésus la rapporte : nous nous sommes égarés, nous les hommes, dans les abîmes de ce monde, il est parti à notre recherche et nous a pris avec amour sur ses épaules pour nous ramener au Père ; nous étions perdus, il nous a retrouvés afin que nous puissions nous trouver en lui.

·        Chez Matthieu, cette parabole enjoint aux chefs de ne pas s'occuper seulement de ceux qui sont de toute façon dans la communauté, mais aussi et surtout des autres, de ceux qui se sont égarés hors du droit chemin.

la règle de vie en communauté.

1.      Chacun doit se sentir responsable de son frère et attirer son attention sur ce qui dans son comportement perturbe la vie de la communauté. Ce qui est réprimandé, ce n'est donc pas le péché en lui-même, mais le manquement aux devoirs envers le frère ou la sœur. Ce que ce frère doit écouter et entendre, ce ne sont pas d'abord des reproches ni des arguments factuels, mais la personne qui lui parle; s'il entend, une relation s'établit ou se rétablit dans le groupe. Si le dialogue n'aboutit pas, et seulement en ce cas, il faut impliquer une ou deux autres personnes et entreprendre une nouvelle tentative. S'il persiste encore dans son refus d'entendre ce que les autres ont à lui dire, l'affaire sera portée devant la communauté; s'il se braque, alors il s'en exclut de lui-même. La façon dont la communauté se comporte envers ce frère a aussi une dimension religieuse, car il en sera au ciel comme il en est ici-bas. Dans ces conditions, le pouvoir de lier et de délier n'appartient pas aux individus responsables, mais à la communauté; c'est elle qui a le plein pouvoir de pardonner et d'absoudre. Le pouvoir souverain de remettre ou non les péchés ne peut être exercé correctement que dans le contexte de la prière. C'est pourquoi il est dit ensuite qu'à la prière de la communauté tout est possible : « Si deux d'entre vous, ici-bas, s'entendent pour demander une chose, ils l'obtiendront de mon Père dans les deux. Car lorsque deux ou trois personnes s'assemblent en mon nom, je suis au milieu d'elles» (18,19-20). L'esprit de Jésus est présent et se manifeste dans la communauté chrétienne. Il y apparaît tout particulièrement quand elle prend soin des petits et des faibles, va rechercher la brebis égarée, et s'efforce de ramener à la vie du collectif celui qui a commis une faute et perturbe le réseau relationnel. Le Fils de l'homme ressuscité, poursuit son action parmi les humains et s'efforce de les mener à la vie.

2.      La condition essentielle pour que la communauté chrétienne soit une réussite, c'est que le pardon ne connaisse pas de limites. Jésus nous enseigne que le pardon doit être illimité. Le nombre sept peut aussi être compris comme celui de la perfection ; en ce cas, Pierre ne demande pas combien de fois il doit pardonner, mais si son pardon doit être parfait. La réponse de Jésus : «Ce n'est pas sept fois que je te dis de le faire, mais soixante-dix fois sept fois », signifierait alors que Pierre doit accorder un pardon «parfaitement parfait, infini, sans limites, répété d'innombrables fois». Pour Jésus, il est essentiel que le pardon ne se mesure pas, ni en quantité ni en qualité ; il doit être accordé du fond du cœur et même de l'inconscient, et non pas seulement par un acte de la volonté ; il participe alors du pardon divin. Le sens à donner à ce pardon illimité selon Jésus, Matthieu l'illustre dans la parabole du débiteur impitoyable. Elle repose sur l'opposition entre la grande dette contractée envers le roi par le premier débiteur, et la dette minime du deuxième. L'un doit dix mille talents, l'autre en doit soixante-six. Le premier débiteur n'aura jamais la moindre chance de s'acquitter de sa dette, même par la prison. C'est à ce débiteur que Jésus nous compare. Dieu a pitié de nous, il nous remet notre dette tout entière. Nous, en revanche, sommes impitoyables et mesquins dès qu'un de nos frères a contracté une petite dette envers nous. Jésus nomme le deuxième notre « compagnon » ; il est notre prochain, au service du même maître que nous, membre comme nous de la communauté chrétienne. Jésus nous exhorte : « Mon Père dans les cieux fera de même avec vous si vous n'effacez pas de votre cœur les dettes de vos frères» (18,35).

Mais comment accorder ce pardon total, venu du fond du cœur ?

En laissant pénétrer en nous la miséricorde de Dieu, jusque dans les recoins de notre âme, pour qu'il n'y reste plus aucun ressentiment. Pour pardonner du fond du cœur, il faut laisser l'amour divin dissoudre précisément ces sentiments négatifs. Nous devons comprendre que le pardon de Dieu n'a pas de limites, et le laisser nous en rendre capables. Si je sais par expérience que je suis accepté sans conditions, avec ma culpabilité et mes fautes, le pardon coulera de mon cœur comme d'une source.

 


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Modifié le  14-02-2012.