IESCHOUA

Pistes de réflexions Accueil | Nous contacter

Accueil
Haut
Mission
Vie de Jesus
Parcours
Evangile St Luc
Evangile St Matthieu
Evangile St Jean
Evangile St Marc
Croisiere
Nourriture du coeur
Forum  Prieres
Témoignages
Chants
Prieres & Reflections
La passion
Suggestions
Liens
Forum discusions

Réflexions sur les paraboles du Royaume des cieux

Par ces récits imagés, Jésus montre que les hommes n'ont pas à chercher le Royaume dans l'avenir; il est déjà là, s'ils agissent sur la terre « selon la volonté royale de Dieu dans les cieux».

Que représente la parabole du semeur ?

Le Chemin : L’âme de certains chrétiens ressemble à un chemin : sans repos ni profondeur, tout y reste à la surface, en vue. La Parole de Dieu ne peut pas y pénétrer, le grain est mangé par les oiseaux ; ceux-ci représentent les nombreuses pensées erratiques qui empêchent la réception du message. Trop d'idées préconçues sur Dieu ne laissent aucune chance à sa Parole d'entrer en nous.

Le terrain rocheux : c'est l'image des êtres que la Parole remplit d'enthousiasme, mais qui manquent de persévérance : elle ne pénètre qu'au niveau superficiel des émotions, le fond du cœur n'est pas atteint.

Les épines représentent les passions, et l'aiguillon des blessures que nous recevons ou nous infligeons à nous-mêmes; elles ne laissent pas lever la semence, elles l'étouffent.

Terre fertile : le fruit que doit porter l'existence chrétienne, c'est un comportement nouveau. Qui se laisse transformer par Dieu se distingue par la richesse des fruits qu'il porte, il rayonne de vie, d'imagination, de créativité (13,4-9).

Que signifie La parabole de l'ivraie ?  (13,14-30)

La communauté sera toujours composée de bon grain et de mauvaise herbe mêlés. Jésus mentionne l'ivraie, qui ressemble beaucoup au blé; or qui sarcle trop tôt l'ivraie arrache souvent en même temps le bon grain. Quand le temps de la récolte est venu, on peut mieux les distinguer. Tout comme le moissonneur, la communauté doit laisser grandir ensemble les bons et les méchants, qu'il n'est pas de son ressort d'extirper; c'est Dieu lui-même qui le fera, c'est à lui qu'il revient de juger, et non aux hommes.

Ceci peut aussi représenter une image de l'âme humaine; le champ, c'est elle. La nuit, pendant que nous sommes plongés dans l'inconscience du sommeil, l'ennemi sème la mauvaise herbe. Si nous voulions arracher l'ivraie, nous arracherions aussi le bon grain, et plus rien ne pousserait. Nous ne devons pas nous fixer sur une impossible perfection, car le prix du perfectionnisme, c'est la stérilité. Il est vrai que nous ne devons pas non plus laisser foisonner la mauvaise herbe ; il faut l'observer, éventuellement la couper, mais nous ne pouvons l'arracher.  Il faut beaucoup de patience et de sérénité pour laisser pousser en nous ce qu'il y a de bon et de mauvais. Et il nous faut être libérés de l'obsession de devoir porter sans cesse des jugements de valeur. Laissons donc pousser le tout et remettons le jugement au Seigneur, maître de la moisson.

Que signifient les paraboles du grain de sénevé et du levain ?

Ce grain de moutarde représente  la foi semée dans le cœur de l'homme. Vivacité, légèreté, ouverture au ciel sont les marques d'une âme pénétrée par la foi.

Pour saint Augustin, le levain, que l'on mêle à « trois mesures de farine », est l'image de l'amour qui transfigure tout en nous. Nous pouvons y voir  les trois composantes de l'être humain: la pensée, la sensibilité et le désir. Toutes trois doivent être pénétrées par la foi et l'amour; nous devenons alors, pour les autres, le pain. Si le levain de l'amour pénètre tout en nous, cette multiplicité d'éléments volatiles, à peine palpables, se fond en une unité cohérente. Du jour au lendemain, tout est travaillé par le levain et peut se changer en un pain nourricier que nous offrons aux autres.

Que signifient les  paraboles du trésor caché dans un champ et de la perle précieuse trouvée par un marchand ?

 Le trésor, c'est le Christ, caché dans le champ de l'Écriture. Le Christ, c'est aussi l'image de notre vrai Soi, l'image intacte de Dieu en nous, enfouie dans un terrain d'apparence insignifiante. Tout le reste n'a plus d'importance et il peut s'en défaire : il a trouvé la vraie vie.

La perle c’est le Christ. De même que la perle dans l'huître, la divinité du Christ est dissimulée dans la chair, y compris dans la nôtre. Si je trouve le Christ en moi-même, je découvre la vraie richesse : celle de l'âme, qui égale et dépasse toutes les autres. Je me détache alors de tout ce que j'avais acquis ; je peux l'abandonner pour obtenir la perle précieuse.

Que signifie la parabole du filet ? (13,47-50).

Elle figure le jugement. Le filet représente l'Église: il prend tous les poissons, bons et mauvais. Mais de même que les pêcheurs séparent les uns des autres, à la fin du monde les anges de Dieu trieront les humains. Pour être de bons poissons, nous devons répondre à l'appel de Jésus, et nous engager.


Pour nous contacter :

E-Mail : luc@ieschoua.org

Modifié le  14-02-2012.