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Commentaire par  Yves Chamberland

C'est pas juste!

            C'est pas juste! Voilà une expression qui revient souvent dans la bouche des enfants quand ils veulent contester une de nos décisions. Ce cri de révolte, nous l'avons sûrement aussi entendu monter du plus profond de nous-mêmes, dans des situations où nous nous sentions victimes d'injustice. Comment ne pas penser ici aux revendications des femmes dans le dossier de l'équité salariale: à travail égal, salaire égal? Dans la parabole des ouvriers à la vigne, Jésus n'énonce pas une loi sur les relations de travail, mais il nous rappelle que la générosité de Dieu nous étonnera toujours.

Dieu, sa justice, sa générosité

            Pour Jésus, Dieu est libre, personne n'a de droits sur lui: «N'ai-je pas le droit de faire ce que je veux de mon bien?» Dieu sera toujours le Tout-Autre, différent de ce que nous pourrions imaginer. Son amour, en particulier, échappe à notre logique.

       C'est ce que nous rappelle le prophète Isaïe dans la première lecture. Les Juifs en exil se posaient des questions sur le plan de Dieu: comment arriver a le comprendre? Le prophète les invite à quitter leurs pensées erronées, à croire en la bonté de Dieu qui leur prépare un nouvel Exode, un retour dans leur pays: «Mes pensées ne sont pas vos pensées.»

       Dieu nous lance toujours des appels à sortir des situations qui nous enferment, à lui faire confiance, bien au-delà de nos raisonnements à court terme, car sa justice n'est pas notre justice.

       Pour Jésus, Dieu est juste, mais sa justice ne correspond pas forcément à notre façon de faire valoir nos droits. Dieu n'emploie pas deux poids, deux mesures: «Mon ami, je ne te fais aucun tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi (...)?» Au fond, le problème est celui de la jalousie: «Vas-tu regarder avec un œil mauvais parce que moi, je suis bon?» Le problème n'est-il pas que les ouvriers de la première heure n'acceptent pas la bonté gratuite de Dieu pour les derniers arrivés?

       Les Juifs, et particulièrement les pharisiens, croyaient que la récompense divine était attachée à leurs bonnes œuvres. Ils accordaient beaucoup d'importance à la notion de mérite et pensaient avoir acquis des droits sur Dieu. Nous pouvons ici penser à la réaction du fils aîné lors du retour de l'enfant prodigue. Le salut apporté par Jésus est une bonne nouvelle pour les pécheurs: Dieu a décidé de leur manifester sa tendresse et sa miséricorde.

Et nous?

       Comment voyons-nous Dieu? Comme un patron pour lequel il faut travailler dur afin de mériter son ciel? Nous comportons-nous avec lui comme un employé jaloux de ses droits face à son employeur? Notre relation avec lui est- elle basée sur l'amour ou sur les calculs?

            En travaillant à la vigne du Seigneur, saurons-nous accepter que les derniers arrivés reçoivent le même salaire, connaissent les mêmes joies spirituelles, comprennent des vérités que nous avons mis «toute la journée» à comprendre? Saurons-nous accueillir les ouvriers de la dernière heure dans les postes de responsabilité?


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E-Mail : luc@ieschoua.org

Modifié le  14-02-2012.