IESCHOUA

Pistes de réflexions Accueil | Nous contacter

Accueil
Haut
Mission
Vie de Jesus
Parcours
Evangile St Luc
Evangile St Matthieu
Evangile St Jean
Evangile St Marc
Croisiere
Nourriture du coeur
Forum  Prieres
Témoignages
Chants
Prieres & Reflections
La passion
Suggestions
Liens
Forum discusions

Pistes de réflexions sur L’ascendance, naissance et enfance de Jésus (Mat 1-2)

Pourquoi Jésus est venu ?

Ceci débute par la promesse faite à Abraham : « Par toi sont bénies toutes les familles de la terre» (Gn 12,3). En Jésus, cette promesse s'accomplit et Dieu crée un nouveau commencement. De même qu'il avait créé au tout début le ciel et la terre, de même il a créé en Jésus l'Homme qui est le sens et le but de la Création. La promesse est tenue : cet Homme deviendra la bénédiction de toute l'humanité future.

Est-ce Jésus est venu pour nous tous ?

Les quatre femmes nommément citées dans cette généalogie : Tamar, Rahab, Ruth et Bethsabée, la femme d'Urie, sont des étrangères. Jésus accueille l'humanité tout entière et offre aussi le salut aux païens. Marie, la cinquième  n'est pas dans la généalogie. L'arbre aboutit à Joseph et non pas à elle ; mais il est dit que d'elle «Jésus, dit le Christ, fut conçu» (1,16). Elle représente l'aboutissement de ce qui s'esquissait dans les quatre précédentes. C'est par les femmes que Dieu élargit la lignée, dérangeant la succession régulière. Le Christ a recueilli et sauvé l'histoire tout entière. En Marie culmine l'étonnante action de Dieu: au milieu même de l'histoire, où se mêlent salut et perdition, il pose un nouveau commencement. En Marie, l'humanité se dépasse et atteint Dieu, qui se fait lui-même homme en elle.

Symbolisme dans l’arbre généalogique :

Il comporte trois fois quatorze générations. Ces deux nombres aussi sont symboliques : Le chiffre trois est celui de la perfection, quatorze celui de la guérison et de la métamorphose.

La naissance de Jésus affranchit les hommes de leurs déchirements et crée un lien entre eux ; en entrant dans leur histoire, il la guérit de ses maux. Ces trois groupes de quatorze marquent les temps forts de l'histoire du salut: l'apogée avec David, la chute avec l'exil, et enfin l'accomplissement avec la venue de Jésus Christ. En Jésus, l'homme aliéné à lui-même par le péché recouvre la santé et la complétude.

La naissance de Jésus

Joseph constate que Marie est enceinte. La grossesse hors mariage était punie de mort par lapidation. Or Joseph, qui est un juste, n'obéit pas aveuglément à la Loi ; il fait preuve de miséricorde. Or il ne veut pas respecter uniquement la Loi, mais aussi l'être humain; il se propose donc de répudier Marie «sans bruit», faisant droit à l'une et à l'autre. Mais tandis qu'il se livre à ces réflexions humaines, il voit venir à lui en songe un ange qui lui explique ce qui s'est passé, qui dépasse son entendement : l'intervention du Saint-Esprit. Ce rêve fait apparaître Joseph comme un homme pieux, que l'ange initie aux mystérieux desseins que Dieu forme pour son peuple. L'enfant de Marie aura une grande importance pour ce peuple tout entier. Joseph est donc invité à accueillir Marie et assumer la paternité conformément au droit juif. Joseph sera son père selon la loi et devra donc lui donner son nom : Jésus, « et il libérera son peuple égaré» (1,21). Le «peuple» désigne l'humanité tout entière. Fils de David, Jésus se constitue un nouveau peuple qu'il libérera des liens du péché. Jésus n'annonce pas seulement le pardon de Dieu, il a le plein pouvoir de remettre lui-même les péchés qui éloignent de Dieu.

En Jésus, c'est la promesse messianique qui s'accomplit: «Elle mettra au monde un fils. Il recevra le nom d'Emmanuel, qui veut dire Dieu est avec nous» (1,23, cf. Is 7,14). Ainsi se réalise ce que Dieu avait toujours promis par ses prophètes : L'avènement d'un ordre nouveau. Dieu sera présent parmi nous, non seulement en Jésus vivant mais encore en Jésus glorifié, jour après jour jusqu'à la fin du monde. Sa naissance marque le début d'un processus de rédemption. En Jésus, Dieu a accepté d'être à tout jamais présent parmi nous. Ce qui a débuté à la naissance de Jésus est confirmé dans le discours d'adieu du Christ ressuscité : « Quant à moi, je suis avec vous, chaque jour, jusqu'à la fin des temps » (28,20).

Les mages :

Les mages se prosternent devant l'enfant divin, comme le feront les disciples devant le Ressuscité. Des prêtres perses, qui étaient en même temps des astrologues, des devins, et des sages ont vu une étoile. Les astronomes font état d'une conjonction de Jupiter et Saturne dans la constellation des Poissons, en l'an 7 avant notre ère. Jupiter étant l'astre de la royauté et Saturne celui de la Palestine, les astrologues babyloniens pouvaient très bien voir là le signe d'une naissance royale en Israël. Ils se rendent alors à Jérusalem et demandent : « Où est le nouveau-né, roi des Juifs?» (2,2). Ces sages étrangers reconnaissent en Jésus le roi des Juifs, et l'adorent.

Les mages rencontrent le roi alors en fonction, un tyran cruel. Jérusalem attend avec espoir le roi qui doit venir ; le puissant Hérode a peur du nouveau-né. Tout comme eux, nous suivons l'étoile de notre aspiration : elle se lève à l'horizon de notre cœur pour nous conduire au but, après maints détours, jusqu'à la maison où nous serons vraiment chez nous. L'être humain doit se mettre tout entier en chemin pour trouver l'enfant dans la crèche et l'adorer. S'étant prosternés devant l'enfant, les mages ont atteint le but de leur pèlerinage et de leur vie.

Que représentent les cadeaux des mages ?

Les trois rois ouvrent les « cassettes » renfermant leurs trésors, et offrent au nouveau-né de l'or, de l'encens et de la myrrhe : l'or est reconnaissance de l'enfant dans la crèche en tant que vrai roi, l'encens est offert à sa divinité, et la myrrhe évoque sa mort sur la croix. On peut également dire que ces trois dons représentent ceux que nous devons faire à Jésus. L'or représente notre amour, l'encens notre ardente aspiration, et la myrrhe nos souffrances et nos blessures. Quand nous nous présentons tels que nous sommes à l'enfant divin dans sa crèche, nos blessures se ferment et notre désir atteint son but. Nous ne sommes pas seuls à apporter l'amour : par l'enfant, nous faisons l'expérience de l'amour incarné de Dieu ; en ce monde où nous sommes des étrangers, où nous n'avons pas de toit, il nous permet de nous sentir chez nous, dans notre pays.

La fuite en Egypte :

Comme Moïse, Jésus est obligé de fuir à l'étranger jusqu'à ce que Dieu le rappelle. Jésus ne naît pas dans un monde intact; autour de lui, il n'y a que meurtres, violences, intrigues des puissants, bannissements et malheur. Il est obligé de fuir à l'étranger et d'y vivre en réfugié - nous dirions aujourd'hui: en demandeur d'asile, dans un monde qui fait penser au nôtre. Il a vécu entièrement la condition humaine, ses succès, ses abîmes, il a tout assumé, et c'est pourquoi il a pu tout sauver.

Jésus s’installe à Nazareth

L'ange donne à Joseph de s'installer à Nazareth. Nazareth était un endroit insignifiant en Galilée, région où se mêlaient les populations juive et païenne. Le choix d'un tel lieu montre déjà à lui seul que Jésus se saura envoyé pour tous. « On l'appellera le Nazôréen » (2,23). On peut rattacher ausssi « Nazôréen » au mot hébreu nezer, le « rejeton sorti de la souche de Jessé» annoncé par Isaïe (11,1). Israël est semblable à la souche d'un arbre abattu ; ce peuple s'est égaré sur le chemin qu'il suivait avec Dieu, mais c'est précisément là où les hommes sont à bout que Dieu crée un nouveau commencement. Ce rejeton portera des fleurs et des fruits, il rendra la jeunesse à une humanité rénovée. Ce nom est donné aussi aux chrétiens.


Pour nous contacter :

E-Mail : luc@ieschoua.org

Modifié le  14-02-2012.