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Pistes sur : La guérison de « l'homme à la main sèche » (Marc 3,1-6)

Que représente aujourd’hui l’homme à la main sèche ?

La main me sert à saisir les objets et à donner forme à ma vie, à la prendre en main. Avec la main, je prends ce dont j'ai besoin et je donne ce que j'ai à donner; je touche les autres, je leur tends la main, je noue une relation, j'offre un soutien, je manifeste ma tendresse et mon amour. La « main sèche » signale un homme qui a retiré, repris sa main ; il ne veut pas se brûler les doigts ni se salir les mains. Il a déserté le combat pour la vie, se contentant du rôle de spectateur. Il est refermé sur lui-même, il ne peut plus rien prendre en main ; il est devenu incapable d'agir.

Les pharisiens observaient Jésus pour l’accuser

C'est le sabbat ; selon les pharisiens, il est interdit de guérir, sauf en cas de danger mortel : le respect du commandement compte plus pour eux que la guérison d'un homme, ce qui fausse le sens originel du sabbat. Mais Jésus, lui, ne laisse pas les pharisiens entraver son action.

Jésus le guérisseur

Il ordonne à l'homme à la main sèche : « Lève-toi. Viens au milieu » (3,3). Cet homme qui n'a jamais fait que s'effacer, doit maintenant se mettre au centre, affronter les autres. «Toi aussi, tu es important, tu es à ta place au milieu. » « Courage ! Assume-toi enfin toi-même ! Tu es décentré, recentre-toi sur toi-même ! » Il ne peut plus se dérober, il doit affronter la situation.

Le sabbat est fait pour l’homme et non l’homme pour le sabbat.

Et Jésus leur demande : « Serait-il défendu, le jour du sabbat, de faire du bien plutôt que du mal ? De sauver une vie au lieu de la détruire?» (3,4). La question semble rude, car le seul souci des pharisiens était d'observer les commandements et de les faire passer dans la pratique quotidienne. Or Jésus conteste leur interprétation nocive pour l'homme parce qu'elle détruit la vie. Ils considèrent la Loi comme plus importante que l'homme. Dans le contexte d'une telle étroitesse doctrinaire et formaliste, l'être humain étouffe, il ne peut pas vivre. Se crisper sur les seuls commandements, c'est en fin de compte tuer l'âme, la personne et la vie même.

Jésus attristé

Les pharisiens restant muets, Jésus « les toisa du regard avec colère. Il était triste aussi qu'ils aient le cœur si dur» (3,5). Colère et tristesse: une intéressante association de sentiments. Avec colère, cela ne veut pas dire que Jésus explose ou qu'il vocifère contre eux, mais qu'il prend, avec force, une distance pour se défendre. La colère le libère du pouvoir de ses adversaires et le laisse en accord avec lui-même, centré sur lui-même. Jésus est aussi « triste ». Jésus prend d'abord du recul, mais il ne rompt pas le lien avec eux ; il leur tend la main, déplorant cette dureté.

Réaction des pharisiens

Jésus voudrait avoir une relation avec les pharisiens, ces « séparés », il leur tend avec tristesse une main qu'ils ne prennent pas. Au contraire, ils s'en vont et décident de le faire mourir. Les pharisiens qui décident sa mort ne savent pas qu'ils scellent ainsi la défaite de toutes les puissances qui menacent la vie ; en effet, dans la mort nous recevrons nous aussi la vie qui est donnée à l'homme à la main sèche.

 

 


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Modifié le  14-02-2012.