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Parcours 7 (05 novembre 2004)

Luc, 15, 1-3, 11-32

Guérir et pardonner: «Le fils prodigue»

    Luc 15 c’est un des plus beaux chapitres de la Bible. Nous  y trouvons trois des paraboles les plus connues : La brebis perdue, La drachme perdue et le Fils prodigue.  Nous pouvons retracer dans ce chapitre également le conflit de Jésus avec les  pharisiens et scribes par son attitude face aux  publicains. Les pharisiens étaient les membres d’une secte juive attachée à la loi de Moïse de façon stricte; les scribes étaient les docteurs de la loi et les publicains étaient les percepteurs d’impôt et les pêcheurs.  Les pharisiens et les scribes se sentaient offensés lorsque Jésus communiquait avec les publicains,  il existait un mépris remarquable de la part des juifs envers les «gens de la terre» comme ils appelaient les publicains. La loi pharisaïque  étant faite de normes et exigences,  ne tolérait pas cette liberté sociale.

    La parabole du fils prodigue nous parle d’un père  qui cherche, attend, donne et pardonne. L’histoire nous présente trois personnages, soit le père de famille et ses deux fils.  Nous voyons que le père est riche et qu’il possède des terres et des esclaves. Le cadet, fatigué de la routine, décide demander la partie de l’héritage qui lui correspondait, c’est à dire le tiers des biens du père.  La loi en Israël favorisait l’aîné, on lui remettait le double des autres pour assurer la continuité du  patrimoine cependant  il avait la responsabilité de garder la ferme et de continuer le travail du père, il était également le chef de famille au décès du père. Lorsqu’un enfant demandait son héritage, le père  continuait à percevoir les revenus mais il n’en disposait point.

    Dans ce contexte particulier, Jésus veut placer la parabole du fils prodigue. Le fils cadet part avec sa partie de l’héritage et la gaspille, il retourne chez le père  pauvre  et affamé avec l’intention de lui demander d’être traité comme l’un de ses mercenaires.  Il faut comprendre que dans l’ancienne Palestine, les esclaves ou serviteurs faisaient partie de la famille des maîtres, vivaient sous son même toit  et recevaient un traitement particulier. Lorsque le père de famille avait  besoin d’aide supplémentaire il allait chercher des journaliers, «des mercenaires» qui recevaient un salaire quotidien sans aucun autre bénéfice.  C’est ce rôle que le fils cadet demande à son père sachant qu’il n’est pas digne d’aucune considération.

    Face à  l’amour inconditionnel, le pardon, la joie d’un père qui avait le cœur brisé, il y a aussi la frustration  et l’attitude du fils aîné à l’endroit de son frère. Il avait vécu l’abandon de son frère et il ne croyait pas  que celui-ci méritait un tel accueil alors  il se met en colère, il refuse de prendre part à la fête et fait connaître sa frustration à son père.  C’est alors que le père le rappelle à quel point il est aimé et qu’il possède tout, étant donné qu’il avait déjà partagé son héritage. Tout appartient à l’aîné.

    Le père dans cette histoire représente la miséricorde de Dieu le père; le frère cadet fait référence aux pêcheurs que Jésus essayait de rejoindre et le frère aîné représente les pharisiens  qui ne comprenaient pas l’attitude de Jésus.

Marta Contrel


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Modifié le  14-02-2012.