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Méditations sur la Parole de Dieu

Le sermon de la montagne (Les Béatitudes)

Mathieu 5

 

 

Nous connaissons  très peu de choses sur l’évangéliste Mathieu qui est  l’auteur des Béatitudes.  Nous savons qu’il était publicain, c’est à dire  collecteur d’impôts, à Capharnaüm  et que son vrai nom était Lévi.  Nous savons également que Jésus l’a invité  à le suivre et qu’il l’a fait sans hésitation. Il a commencé sa vie apostolique  en Palestine, près des autres apôtres et  par la suite  en Éthiopie où apparemment il a été martyrisé. Sa dépouille se vénère à la Cathédrale de Salerno en Italie.

 

Mathieu a écrit son livre entre les années 40 et 50 en araméen ou en syrien afin que les juifs de Palestine puissent le comprendre. Plus tard, cet évangile fut traduit au grec. Il s’intéresse  davantage  aux  paroles  qu’aux gestes de Jésus et c’est la raison pour laquelle il souligne surtout  la figure de Jésus comme prédicateur et Maître des Écritures.

 

Les Béatitudes c’est le point culminant du Sermon de la Montagne qui a eu lieu sur le mont Kurum Hottin, au bord du Lac de Tibériade, près de Capharnaüm. Jésus est resté dans cette région une grande partie de sa vie publique.  C’est dans cette montagne que Jésus nous présente la nouvelle loi  faisant analogie ainsi au mont Sinaï  où Moïse avait reçu les tables de la loi. Mathieu nous présente Jésus comme le Maître de la Nouvelle Loi. Dans le texte on peut constater l’opposition entre la loi de Moïse et la nouvelle loi  lorsqu’il commence ses enseignements par : Je vous le dis…

 

 Toutes les béatitudes commencent avec le mot  «bienheureux»  traduit du grec  makarios qui était  à l’époque un titre honorifique réservé aux rois et aux dieux de l’Olympe. Le terme de makarios n’a pas été employé au hasard. Dans notre monde latin, qui est très inspiré du grec,  nous le trouvons  dans le traitement de certains membres importants du clergé. Le  «Bonheur» c’est le mot clé de cet enseignement de Jésus,  le bonheur c’est donc un attribut divin. . Dans les Béatitudes Dieu réitère à l’homme les promesses faites au peuple d’Abraham. C’est la déclaration de Dieu des droits de l’homme au bonheur.

 

Cet évangile de St Mathieu montre admirablement le chemin vers  la perfection chrétienne à laquelle Jésus  nous appelle. Il n’est pas facile de résumer ce discours mais nous pouvons regrouper son enseignement autour de trois thèmes essentiels :

 

- La disposition d’esprit,  (l’écoute)

-. La constance dans les pratiques de dévotion ( la prière) et 

-. La confiance dans la providence de Dieu (la foi)

 

Les béatitudes  nous placent devant le choix entre  les  vrais et les  faux  valeurs.

 

D’après les Écritures il y a 8  Béatitudes ou «Paroles de Bonheur», la huitième étant une conclusion des antérieures. C’est comme un arc-en-ciel où une grande lumière blanche se difracte  en 7 couleurs qui font toujours partie intégrante de la même lumière.

 

1. Bienheureux les pauvres de cœur

 

Cette parole nous parle de la pauvreté du cœur, de la  libération de l’avarice et de la préoccupation excessive des biens matériels.  Il nous parle de la pauvreté, pas de la misère. Dans certaines civilisations la pauvreté  est respectée, comme dans la culture arabe le maskin  (pauvre) ou dans la culture indienne, le fakir.  Le Christ appelle pauvres aux hommes simples et humbles. Il  nous demande de  détacher l’âme des biens matériels  et  d’être conscients en tout temps de la  responsabilité humaine du partage et de générosité envers les plus nécessités. Le confort  risque de nous faire tomber dans l’égoïsme et empêche le mouvement constant de l’amour, un amour qui doit donner et recevoir.

 

2. Bienheureux les  doux

 

Il n’est pas facile d’avoir la grâce de la douceur dans un monde plein d’agressivité qui nous demande de toujours être à la défensive. Le Christ, lui-même donne  l’exemple de cette vertu. Il a été doux et ami même avec ceux qui le trahissaient. Il  nous demande d’être doux dans nos jugements, paroles et agissements avec le prochain. La douceur implique un contrôle de soi même sur la colère et la rancune qui sont des sentiments anti-fraternels. L’orgueil  est la forme spirituelle de la violence  et est l’opposé de  la douceur

 

 

3. Bienheureux les affligés

 

Jésus ne nous demande pas ici  d’adopter la tristesse comme une attitude fondamentale chrétienne. Nous avons été crées pour le bonheur!  Il s’agit de pleurer sur nos fautes. Les larmes   permettent également la réconciliation  parce qu’ils indiquent  à notre frère qu’il nous a fait du mal. Celui qui pleure n’est pas en position de faiblesse mais de force.

 

La  sophrologie est une technique de relaxation qui consiste à couper l’influx nerveux vers le cerveau afin de contrôler la douleur mais elle peut aussi  empêcher la maturité psychologique qu’apporte la souffrance. Cette technique  est utilisée  particulièrement  dans la philosophie bouddhiste.  Cependant, la traduction du grec du  notre prière : Seigneur prends pitié, c’est à dire du Kyrie Eleison,  est:: Seigneur fais  couler ta tendresse en nous.

 

 

4. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de justice

 

Il faut faire une différence entre la justice humaine et la justice social qui est la justice d’inspiration divine.

La justice, dans la langage biblique, n’est pas seulement une vertu cardinale mais l’ensemble de toutes les vertus. Les juges appliquaient la justice en aidant les pauvres et les malheureux. Il faut seulement penser au jugement de Salomon, il ne voulait pas couper l’enfant en deux mais il voulait provoquer dans le cœur de la mère véritable un sentiment d’amour si profond qui préférait perdre son fils à le voir mort.

Dans notre vie de tous les jours nous remplissons notre vie de valeurs vides mais qui sont tellement satisfaisants que nous enlève la faim, même la faim de justice.

 

5. Bienheureux les miséricordieux

 

Cette parole nous parle d’amour. L’amour nous permet de justifier même les êtres les plus indignes, nous aide à être indulgents et miséricordieux.

Mais l’amour doit être en mouvement constant. Si elle n’avait  pas le souffle qui vient de l’extérieur, la flûte ne pourrait pas produire  de mélodie,  elle ne serait pas une flûte, seulement une simple cane.  La vie de Jésus est  un mouvement d’amour, une mélodie qui passe   à travers son don de soi.

L’étymologie de miséricorde  est misère du cœur, c’est à dire la pauvreté du cœur parce qu’un cœur qui se donne est un cœur pauvre.

Il ne faut cependant  pas confondre amour et charité : Faire la charité signifie aider quelqu’un, l’aimer c’est lui donner notre cœur.

 

6. Bienheureux les cœurs purs et les artisans de paix

 

Cette parole est difficile à vivre  car la notion de pureté aujourd’hui et dans l’époque de Jésus n’est pas la même. Pour nous, la pureté c’est l’absence de faute.

Les femmes  étaient déclarées impures dans la culture juive lorsqu’elles étaient menstruées et les hommes  ne donnaient pas la main à une femme de peur qu’elle soit menstruée et par conséquent impure. L’explication possible est dans la  pureté rituelle de la loi de Moise. Si une femme n’était pas féconde, elle était impure parce que la vie avait été interrompue. Le sang est la preuve que la vie n’a pas réussie,  alors c’est la mort.  Le même phénomène est observé dans l’alimentation, on ne mélange pas lait et sang, c’est à dire vie et mort, la pureté ne permet pas les mélanges.

 

C’est pour cela que dans les lèvres de Jésus un cœur pur est un cœur sans  mélanges. Peut être une mission difficile pour l’être humain  où le bien et le mal, ce qui appartient à Dieu et ce qui appartient à l’homme, est étroitement mélangé.

 

Le Mésie dans le prophéties était appelé Shar Shalom,  c’est à dire Le Prince de la Paix. Le concept biblique de paix ne repose pas sur l’absence de guerre. Pour posséder la paix il faut être pauvres de cœur (1ère  parole) doux de cœur (2ème parole) avoir soif de justice (4ème parole) et être miséricordieux (5ème parole)

 

Vous  voyez, notre arc-en-ciel commence à se converger…

 

 

7. Bienheureux  les persécutés par la justice

 

La nature humaine  rejette tout ce qui est différent ou marginal, ce qui ne nous ressemble pas  par peur de devenir nous-mêmes cette image que nous n’aimons pas. Par peur, nous rejetons. Cependant tous les hommes ont été créés  différents. Dans le Nouveau Testament Jésus nous parle du peuple juif comme un peuple différent, cependant parmi le peuple juif il a eu un Karl Marx et un Sigmund Freud. Le monde essaie d’éliminer Dieu parce qu’il ne le connaît pas mais le phénomène de rejet est la preuve irréfutable de l’existence de Dieu. Si nous rejetons quelqu’un c’est parce qu’il existe.

 

Dieu nous dit que le loup vivra avec le mouton,  il ne parle pas de la disparition du loup ni de sa transformation en mouton, il parle de coexistence.

 

Prière :

 

Jésus, Tu nous dis «Vous êtes le sel de la terre»

Tu nous confies la responsabilité de donner le goût de vivre à notre monde

Tu nous dis aussi «Vous êtes la lumière du monde»

Tu nous confies la beauté du monde, le respect, la paix et l’harmonie.

Nous te prions, rends-nous pleins de saveur et aides-nous à refléter ta lumière afin que ceux qui nous entourent puissent goût de ton amour.

Amen! 

 

Marta Contrel

17 janvier 2005


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Modifié le  14-02-2012.