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L’homme riche; le sens de la richesse

Marc 10, 17-31

La richesse

Au  chapitre I du livre de la Genèse  il est dit que lors de la création de l’homme Dieu  l’a placé dans le jardin de l’Éden  avec la mission  de se multiplier, de travailler et de dominer la terre. Il s’agit en effet d’un cadeau avec un mandat : dominer la terre et la faire fructifier avec le produit  de son travail pour satisfaire le besoin naturel  de bonheur. Si l’être humain a été muni de cette tendance innée au bonheur, il est tout à fait normal  que son Créateur ait mis à sa disposition aussi les moyens pour y parvenir.

L’homme passe donc sa vie à chercher le bonheur et pour y parvenir il se trace  des  objectifs. Parmi ces objectifs il y a les besoins existentiels, qui sont aussi communs aux animaux, mais il y a surtout les besoins d’ordre supérieur que seulement l’homme ressent et qui sont le bien-être spirituel et le bien-être  matériel par la possession et l’usage de biens matériels. C’est l’accumulation de biens matériels  qui constitue la richesse et contribue, en partie, à la réussite de la recherche du bonheur. Le philosophe et théologien du XIII siècle, St-Thomas d’Aquin fait des références fréquentes à un certain bien-être matériel comme objectif noble et  souhaitable pour mieux atteindre le bien-être spirituel.

Pourquoi dans  notre pensée chrétienne l’homme riche est moralement disqualifié au profit du pauvre qui seul est digne de considération et respect ?

Pour soutenir cette posture on fait souvent référence à l’évangile de l’homme riche de St-Marc qui tient son point culminant  du verset 23 au verset 25  lorsque Jésus condamne  la richesse et à ceux  qui s’y  confient.

Mais qui est-il cet homme riche condamné par Jésus ? L’homme riche qu’il condamne n’est pas celui qui possède des biens mais celui qui porte un attachement trop important à ces biens et qu’il les emploie de façon désordonnée.

Être riche n’est donc pas bon ni mauvais en soi de la même façon qu’il ne l’est pas d’être pauvre. Tout dépend de la façon comment la richesse a été acquise et utilisée et comment la pauvreté est vécue. Il est évident que les pauvres peuvent être vicieux et les riches vertueux et vice-versa..

Clément d’Alexandrie qui était père de l’église grecque dans l’an 150, fut le  premier philosophe chrétien à écrire sur la possibilité du salut des riches. Ses conclusions textuelles on été les suivantes : «Le Sauveur n’a pas exclu nullement les riches à cause de leur richesse et de l’abondance de leur biens ni a fermé pour eux les portes du paradis à condition qu’ils se conforment aux commandements de Dieu, priorisent la vie éternelle avant leur biens temporels et se   laissent guider par lui».

Cette doctrine de Clément d’Alexandrie reflète le message que Jésus a voulu   nous transmettre au sujet de la richesse matérielle. Jésus, le fils de Dieu est né dans une famille d’artisans peut-être pour mieux s’identifier à la plupart de la population qui gagnait sa vie, comme lui, avec le fruit de leur travail. Ses apôtres non plus, à l’exception de Mathieu, n’étaient pas riches mais Jésus avait des amis qui avaient une bonne situation  économique et il n’a pas demandé à Mathieu d’abandonner ses biens pour le suivre. L’un de ses amis, Joseph d’Arimathie qui  était un membre du Sanhédrin (le Conseil suprême du judaïsme) a   prêté son tombeau personnel et  s’est occupé de la sépulture et de l’embaument de Jésus lors de sa mort. Voici une  preuve évidente de la bonne utilisation de la richesse.

L’individu a un pouvoir propre sur les biens qu’il possède mais ce pouvoir en est un d’administration qui doit porter vers le bien commun, sans s’attribuer un usage excessif absolu et illimité.

 En conclusion, il est évident que le riche peut s’attendre  non seulement à être sauvé mais il est appelé, comme tous les êtres humains, à la perfection spirituelle individuelle.

Marta Contrel

Le 16 avril 2009 


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Modifié le  14-02-2012.