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La cène et la Passion

Par Jean Dib

Contexte :

Durant son dernier repas, Jésus nous a donné le pain de la vie. Il nous a donné son corps. Dans ce récit de la passion, nous pouvons y reconnaître notre propre chemin de croix.  Jésus nous a donné l’exemple pour nous encourager à ne pas éviter les épreuves qui s'y présentent, mais à les traverser pour accéder au Royaume de Dieu. Jésus nous a aimé jusqu’à la fin. Nous aussi, malgré nos souffrances de la vie, sommes appelés à rester fidèles à notre amour de nos frères et sœurs.

Le repas d'adieu de Jésus

C’est un banquet où se sont échangés des propos de table. Jésus nous a transmis son testament, Il a manifesté son amour à ses disciples et à nous tous. Cet amour s’est culminé dans le don qu'il a fait de lui-même sous les espèces du pain et du vin. Le Seigneur Jésus s’est fait, à table, le serviteur de ses disciples. Il s’est mis au service des humains afin qu'ils jouissent dans la joie des bienfaits de Dieu. Le chef se fait serviteur, le plus grand devient le plus petit. Nous sommes appelés à suivre son exemple et servir les autres.

La prière

Pierre lui-même a dû changer, se convertir ; il est devenu capable de  conforter ses frères dans la foi. Jésus lui-même fut insécurisé : Il a lutté en priant pour accepter la volonté de Dieu. « Priez pour ne pas être soumis à l'épreuve» (Luc 22,40). Seule la prière nous permet de triompher des  tentations. Jésus fut l’exemple de l’homme en prière. Hors la prière, nous sommes livrés sans recours à la peur ; elle nous donne la force de venir à bout des épreuves et des tentations de notre vie. En priant, nous ne serons pas seuls ; Dieu nous enverra aussi un ange pour nous assister et renouveler nos forces pour la suite de notre chemin. Après avoir prié, Jésus fut raffermi, prêt à suivre son chemin de souffrance.  Jusque dans sa souffrance, il est resté le médecin qui se soucia des blessures de ses ennemis. Regardant le spectacle de la Passion, nous sommes nous aussi confrontés à la nôtre.

Le chemin de la croix

Sur son chemin, Jésus rencontre Simon de Cyrène et des femmes en pleurs (Luc 23,26-31). De même que Simon porta la croix derrière Jésus, nous aussi devons la prendre sur nous et suivre Jésus. Quant aux femmes, Jésus leur adressa la parole : « Filles de Jérusalem, ne pleurez plus sur mon sort. Pleurez plutôt pour vous-mêmes et sur vos enfants » (Luc 23,28). Jésus ne voulait pas de leur pitié, il voulait leur conversion. Quand nous lisons et méditons la Passion, il ne s'agit pas de fondre de pitié mais changer de vie ; nous devons quitter ce spectacle, transformés dans notre façon de penser et d'agir. Cette mort sur la croix, c'est l'appel le plus insistant à la conversion que Jésus ait donné de toute sa vie.

La crucifixion

Jésus fut crucifié entre deux criminels, l'un repentant, l'autre endurci. La croix de Jésus peut nous conduire au repentir, mais nous pouvons aussi la considérer d'un cœur dur ; dans ce cas, elle ne nous sauvera pas. Sur la croix, Jésus fut toujours l'homme en prière. Il a prié pour ses bourreaux : «Père, pardonne-leur. Ils ne savent pas ce qu'ils font» (Luc 23,34). Jésus offre à tous les humains la possibilité de se convertir; qui voit l'amour de Jésus pour ses meurtriers eux-mêmes peut avoir confiance : lui aussi sera pardonné. Ainsi, la crucifixion de Jésus montre jusqu'où peut aller dans le pardon l'amour de Dieu.

«Le peuple était là et regardait» (23,35). Jésus fut raillé : par les chefs, par les soldats, par le larron sur sa gauche. À ces railleries s'opposa la profession de foi du larron sur sa droite : « Pour nous, c'est justice ! Nous subissons des peines à la mesure de ce que nous avons commis, mais lui n'a rien fait d'injuste» (Luc 23,41). Puis il a prié Jésus de se souvenir de lui en arrivant dans son Royaume, et Jésus lui a répondu : «C'est certain, crois-moi, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis» (Luc 23,43). L'amour de Jésus a atteint ici son point culminant. Il offre à tout être jusqu'à l'heure de sa mort la chance de pouvoir se convertir ; à la manière qu'Il a promise au larron à sa droite, Il  nous promet à nous aussi aujourd’hui, qu'il nous emmènera, à notre mort, au paradis. La mort de Jésus est pour nous la certitude qu'en ce jour même nous accéderons avec Lui à la gloire de Dieu.

Jésus ne mourra pas simplement en poussant un cri, mais en priant : « Père, "Je remets mon souffle entre tes mains"» (Luc 23,46). Jésus prononça les paroles du psaume 31, en ajoutant : « Abba », papa. En mourant, Il s'en retourna avec une confiance enfantine dans les bras de son père. La prière le mena, à travers les portes de la mort, dans les bras aimants du Père ; Nous aussi, en mourant, nous tomberons non pas dans le néant, mais dans les bras aimants de Dieu. Jésus expira : il rendit son « souffle » à Dieu.

Les réactions à la mort de Jésus

·                     Le centurion «célébra la splendeur de Dieu», qu'il a vu à l'œuvre dans cette mort. Il a dit: « C'est certain, cet homme était un juste » (Luc 23 47). En reconnaissant en Jésus un juste, le centurion découvrait la gloire de Dieu.

·                     Tous ces gens ont afflué pour assister au spectacle. « Tous les gens qui ont assisté à la scène et vu les événements partent en se frappant la poitrine » (Luc 23,48) : ils se sont laissés toucher, ils se sont convertis, transformés par la mort du Juste. Nous non plus, nous ne pouvons pas considérer cette mort avec une froide objectivité ; quand notre regard se fait vraiment méditation, il nous transforme, et nous ne pouvons plus vivre comme avant. En voyant Jésus mourir, c'est Dieu que je vois, et le ciel ouvert. Ainsi, le spectacle de la croix devient le centre de gravité de l'expérience de Dieu ; à la vue de ce Juste, de cet innocent crucifié, qui de surcroît prie pour ses bourreaux, c'est Dieu, c'est son amour qui se révèle à nous.

·                     Au pied de la croix, il y avait ces hommes et femmes, qui ont connu Jésus et « l'ont suivi en groupe depuis la Galilée» (Luc 23,49). Ils ont «assisté à la scène et vu les événements» (Luc 23,49). Ils ont eu le courage de rester près de Jésus, au lieu de fuir. Les femmes ont accompagné Joseph d'Arimathie qui a descendu le corps de la croix et le déposa dans un tombeau taillé dans le roc et qui n'a jamais encore servi. «Les femmes qui étaient venues de Galilée avec Jésus ont suivi Joseph. Elles ont observé le tombeau et la façon dont le corps gisait» (Luc 23,55). Elles regardaient avec attention et étonnement.

Le récit de la mort de Jésus

Le chemin de Jésus, c'est celui qui nous mène vers la gloire de Dieu. Jésus est le Sauveur qui nous a affranchis par sa mort. Dans le récit de la Passion, nous sommes transformés, touchés dans notre cœur, pour prendre le chemin de la vraie vie. Sur la croix, Jésus est le Juste par excellence. Il est le médecin qui nous tend le remède salutaire. Du haut de sa croix, il établit en nous l'ordre et l'harmonie. C'est sur la Croix que Jésus nous a donné  la guérison, la délivrance et  la rédemption. Celui qui médite sur Jésus en croix voit le ciel s'ouvrir, et Jésus dans sa gloire. Jésus se tient, debout, à la droite de Dieu, ressuscité, à jamais garant de notre bonne mort. Dans notre mort, nous serons accueillis par Jésus dans sa communauté avec le Père. Jésus, par sa Mort et sa Résurrection, nous a guéris et sauvés. Jésus est celui qui nous guide vers la vie, qui nous précède, nous ouvre la voie vers la gloire de Dieu.


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Modifié le  14-02-2012.