IESCHOUA

Les béatitudes Accueil | Nous contacter

Accueil
Haut
Mission
Vie de Jesus
Parcours
Meditations-GRUN
Evangile St Luc
Evangile St Matthieu
Evangile St Jean
Evangile St Marc
Croisiere
Forum  Prieres
Témoignages
Chants
Prieres & Reflections
La passion
Suggestions
Liens
Forum discusions

Les béatitudes dans l’évangile de St Luc

 

« Jésus descendit avec eux, et s'arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l'entendre, et pour être guéris de leurs maladies. » (Luc 6,17)

Jésus descend pour me joindre. Il ne reste pas loin pour me dicter un sermon. Nous sommes à son écoute pour recevoir ses grâces et être guéris. Il est venu pour nous tous. Sa mission est universelle. C’est par Jésus que l’Esprit Saint arrive sur moi, change ma vie et me guérit aujourd’hui.

« Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.’ Luc 6.19

Ce discours à la montagne est le message essentiel du Nouveau Testament. C’est la chartre de notre vie comme chrétien. C’est l’unité de la prière et de l'action. Dans l’évangile de St Luc nous avons seulement 4 béatitudes. Elles sont suivies des "ennuis" correspondants pour ceux qui ne cherchent pas à les vivre. Jésus nous parle au présent et non au futur. Il s'agit d'attitudes éthiques que l'homme en les suivant, accède à son bonheur; les béatitudes montrent que ces attitudes intérieures et les comportements qui leur correspondent portent des fruits, qu'ils rendent heureux dès à présent celui qui les adopte. Etant disciple de Jésus, si je m'efforce d'accéder à ces attitudes et je m'identifie à elles, je réalise la gloire de Dieu en même temps que mon propre bonheur. C'est à travers ces attitudes que l'on peut reconnaître l'image du véritable disciple, et celle de Jésus Lui-même. Elles sont toutes récompensées par Dieu, mais il ne faut pas entendre par là une rémunération extérieure ; les vertus portent en elles-mêmes leur propre salaire

Première béatitude

« Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous! » Luc 6,20

Jésus présente la pauvreté comme un don. C’est tout le contraire du matérialisme et de la consommation prônés par notre société, qui mesure la valeur d’une personne par ce qu’il possède. La pauvreté matérielle, des fois, nous aide à grandir notre confiance dans la providence de Dieu. Il nous fournira ce dont nous avons besoin. Plutôt que de compter sur des choses matérielles pour notre sécurité, notre confiance est en Dieu seul.

Dans notre société, Les gens sont poussés à accumuler de plus en plus et de faire des biens matériels le but de leur vie. Souvent les richesses matérielles nous donnent une impression de satisfaction.

Je suis pauvre quand je me détache du matérialisme et j’accepte que j’aie un manque.

Jésus nous parle à nous qui sommes pauvres, car il nous manque quelque chose d’important. Je suis pauvre car j’admets que ma vie n’est pas complète et je suis en manque. Je suis à la recherche de Dieu, mon vrai but. J’admets que je n’ai pas tout. Je me détache des choses matérielles pour m’approcher de Dieu, et Le recevoir dans mon cœur.

Deuxième béatitude

« Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés! » Luc 6,21

Jésus ne promet pas le bonheur aux seuls pauvres, mais aussi à ceux qui sont prêts à tout abandonner, à se détacher de tout. Il ne déclare pas bienheureux ceux-là seuls qui ont une faim physique, mais ceux qui sont affamés de justice. Si nous nous nourrissons seulement de choses matérielles, nous affamerons notre âme. En période de stress ou d’inquiétude, souvent les gens se tournent vers la nourriture. Il ne s’agit plus alors de s’alimenter mais de compenser un manque par l’ingestion de nourriture. Plutôt que de chercher notre consolation dans des choses, nous devrions nous tourner vers Dieu. Jésus est là pour combler ma faim de l’Amour, de la miséricorde, de sa présence en moi et de sa paix.

Troisième béatitude

« Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie! » Luc 6,21

Heureux vous qui pleurez; non pas que Dieu aime la souffrance pour elle-même, mais parce que Dieu lui-même nous réserve sa joie. Nous rirons avec Dieu, et Dieu rira avec nous. À partir de maintenant, nous goûterons près de lui la joie des cœurs libres, la joie de ceux qui se savent aimés. Tandis que ceux qui aujourd'hui s'installent dans le rire, dans le superficiel, dans l'insouciance ou l'ironie, ne trouveront plus que le vide de leur cœur quand viendront les deuils et la solitude. Jésus me console dans ma tristesse. Il est ma consolation.

Quatrième béatitude

« Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragera, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme!  Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. » Luc 6,22-23

Nous voulons être aimés, appréciés par notre entourage. Des fois, cela devient notre valeur la plus élevée; nous devenons alors asservis par le jugement des autres personnes. Pour faire plaisir aux autres, nous faisons des concessions. Nous réduisons la foi à un petit rien. Nous n’affirmons pas toujours notre foi pour nous opposer à tout ce qui est mal dans notre culture. Il y aura des moments où il faudra choisir entre être agréable à Dieu ou contenter nos voisins. Être persécutés pour notre foi est une indication que nous nous dirigeons dans la bonne direction. Jésus a été persécuté, et il a promis le même sort à ses disciples. Est-ce que Dieu est réellement notre première priorité?

Aimez vos ennemis.

« Mais je vous dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, » Luc 6.27

L’amour que Jésus me montre est plus fort que le mal. Celui qui se sent aimé de Dieu sans conditions et protégé par lui sait qu'il n'a pas besoin de défendre son droit devant la justice ou de réagir à la violence par la violence. Qui se sait aimé par Dieu n'a pas à se faire de souci. De tels comportements d’amour de son ennemi rompent le cycle éternel de la violence et de la contre violence, de la haine en réponse à la haine, de la blessure pour la blessure, et créent de nouvelles possibilités d'être ensemble.

Cet amour de l'ennemi, est la caractéristique du chrétien. Une façon d'aimer ses ennemis, c'est de prier pour eux : par là, je les remets à Dieu afin qu'il fasse ce qui sera bon pour eux. Qui aime ses ennemis montre qu'il est fils ou fille de Dieu; cet amour caractérise la filiation divine. En pratiquant l'amour des ennemis, nous entrons dans un nouveau rapport de proximité avec Dieu. Il faut s’aimer soi-même aussi. C'est seulement ensuite que nous devenons capables d'aimer aussi celui qui est au-dehors, car nous voyons en qui nous veut du mal un frère ou une sœur, tout aussi dominé que nous par des pulsions destructrices : nous découvrons en lui, en elle, le même mal que nous avons découvert en nous-mêmes. Aimer son ennemi ne signifie pas que l'on n'ait pas le droit de lui imposer des limites. Aimer son ennemi, c'est avoir part à la perfection divine. Cette faculté d'aimer l'ennemi naît de la prière que Jésus a enseignée à ses disciples. Et cet amour est la réponse à la prière quotidienne des chrétiens, par laquelle ils s'ouvrent toujours plus à Dieu afin que son esprit les pénètre sans cesse davantage et que sa volonté se fasse en eux et par eux. Ainsi pourront-ils apporter au monde la transformation et le salut.

Soyez miséricordieux

« Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. » Luc 6,36

Je suis miséricordieux quand j’ai  le cœur tourné vers l'autre. Je ne lui veux que du bien. Bien vite, j’oublie ma souffrance personnelle, pardonne, et compatit avec cet être qui devient comme une part de moi-même.

Le miséricordieux est un être de pardon. Il n'oublie pas celui qui l'a fait souffrir : Il le prend dans son cœur, le porte dans sa vie, dans sa prière, pouvant ainsi un peu mieux le comprendre, un peu mieux l'accompagner.

Dieu porte en son cœur les êtres miséricordieux, il souffre avec eux, les accompagne, les aide à persévérer.

Comment accéder à ces béatitudes :

Nous accédons à ces béatitudes en ouvrant notre esprit à la présence de Dieu et aussi par l'aumône, la prière et le jeûne qui viennent du cœur et qui ne sont pas destinées à attirer les louanges des hommes. Ils me poussent à s’approcher de Dieu.

 L'aumône doit couler comme de source, et non pour que notre bonne action nous place au-dessus des autres.

La prière du vrai disciple de Jésus ne doit pas être bavarde, ni résulter d'une volonté de mettre Dieu sous pression pour qu'il fasse quelque chose ; elle doit naître de la confiante assurance que Dieu sait ce dont l'homme a besoin.

Dans le jeûne, je comprends que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais que Dieu seul peut combler mon plus profond désir. Le jeûne me rend attentif à ce que je consomme ; il m'ouvre à la reconnaissance des dons de Dieu.


Pour nous contacter :

E-Mail : luc@ieschoua.org

Modifié le  14-02-2012.