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Réflexions sur sermon sur la montagne Accueil | Nous contacter

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RÉFLEXIONS

LE SERMON SUR LA MONTAGNE ( Matthieu  5-7)

 

SOMMES-NOUS PRÊTS À OBÉIR AUX COMMANDEMENTS QUE JÉSUS NOUS A TRANSMIS DANS LES BÉATITUDES ET DANS LE « NOTRE PÈRE » ?

Le Sermon sur la montagne, est l'unité de la prière et de l'action. Les exigences de Jésus ne peuvent être respectées qu'à partir de la prière et de l'expérience qu'elle nous procure, celle d'être enracinés dans notre confiance filiale envers le Père du ciel. Nous sommes appelés à joindre la prière, le travail et l'action. La prière nous enseigne que nous sommes aimés sans condition par Dieu, notre Père. Elle nous pousse à un comportement filial et fraternel envers tous les hommes et aide à rétablir la communication rompue entre les hommes. Cette prière  nous permet de nous approcher ainsi de Dieu, ce Père aimant et miséricordieux et de lui demander ce qui assouvira notre plus profond désir

 

COMMENT LE « NOTRE PÈRE » NOUS AFFECTE DANS NOS ACTIONS ?

 

La première demande :

La Prière : La première demande est que soit sanctifié le nom de Dieu ; il est profané quand les hommes négligent Dieu et ses commandements. Nous sommes à l'image de Dieu. «La gloire de Dieu, c'est l'homme vivant. » Nous contribuons à cette sanctification, en notre être et par notre façon de vivre.

L’Action : À cette prière correspondent les huit béatitudes : Il s'agit d'attitudes éthiques que l'homme doit s'efforcer de développer; les béatitudes montrent que ces huit attitudes intérieures et les comportements qui leur correspondent portent des fruits, qu'ils rendent heureux dès à présent celui qui les adopte. Jésus ne promet pas le bonheur aux seuls pauvres, mais aussi à ceux qui sont prêts à tout abandonner, à se détacher de tout. Il ne déclare pas bienheureux ceux-là seuls qui ont faim, mais aussi ceux qui sont affamés de justice. Si le disciple de Jésus s'efforce d'accéder à ces attitudes et s'identifie à elles, il réalise la gloire de Dieu en même temps que son propre bonheur. Avec les huit attitudes béatifiques, nous rendons  le nom de Dieu sanctifié.

  • Ces huit attitudes par lesquelles l'être humain se montre fils ou fille de Dieu, frère ou sœur du Christ sont: la pauvreté en esprit («une âme de pauvre»); l'affliction (où l'on supporte sa propre insuffisance et le gouffre entre la négligence de ses comportements et la miséricorde de Dieu) ; la non-violence, la douceur dont on se sert envers soi-même comme envers les autres ; la soif de justice, la miséricorde, la pureté du cœur; l'amour de la paix ; le consentement à être «persécuté pour la justice». Il s'agit de huit vertus dont l'être humain a besoin pour que sa vie ait une valeur et soit réussie.

C'est à travers ces attitudes que l'on peut reconnaître l'image du véritable disciple. Elles sont toutes récompensées par Dieu, mais il ne faut pas entendre par là une rémunération extérieure ; les vertus portent en elles-mêmes leur propre salaire. Celui qui est pauvre dans son cœur possède déjà le Royaume des Cieux, il est ouvert à Dieu et connaît la satisfaction de ses plus grands désirs.

La deuxième demande :

La Prière : «Fais venir ton règne, » Cette prière renvoie au passage du Sermon qui qualifie les chrétiens de «sel de la terre» et de «lumière du monde» (5.13-16). Le sel est chargé d'une quadruple signification : « II protège de la putréfaction, relève la fadeur des mets, purifie les offrandes et l'enfant nouveau-né, participe à l'alliance qui unit Dieu et les hommes et les groupes humains entre eux».

L’Action : Nous remplissons une fonction importante à l'échelle du monde. Les exigences du message de Jésus nous maintiennent en vie. Ils nous empêchent de pourrir intérieurement. Quiconque est pénétré de l'esprit de Jésus exerce une influence purificatrice sur son entourage; il y apporte de la clarté. Nous avons le devoir de créer des liens entre les différents groupes humains. À travers tous ces effets, le Royaume de Dieu s'établit dans le monde.

Nous sommes la lumière du monde, une lumière qui brille dans nos bonnes œuvres. Quand nous agissons bien, quand nous accomplissons les commandements de Jésus, le Royaume s'établit dans ce monde. L'image de la lumière ne concerne pas seulement l'individu, mais aussi la communauté chrétienne qui, pratiquant le pardon et la réconciliation, répand cette lumière.

 

La troisième demande :

La Prière : «Que selon ta volonté tout s'accomplisse tant sur la terre qu'au ciel. » Jésus décrit avec précision la justice nouvelle qu'il attend de ses disciples.

L’Action : Le nouveau comportement que Jésus requiert de ses disciples est l'expression d'une justice bien plus grande que celle des scribes et des pharisiens (5,20).

  • Le commandement central est celui de l'amour. Jésus met l'amour au centre des commandements. Jésus enseigne un comportement dicté par un cœur tout ouvert à Dieu. Celui qui s'en tient extérieurement à la Loi, mais garde un cœur plein de colère et de fiel, n'est pas un juste, l'amour de Dieu n'est pas en lui. Jésus nous invite à faire la paix avec notre adversaire. Il est aussi parfois à l’intérieur. Celui qui vit uniquement sur le plan de la conscience se retrouvera dans l'enfer des forces et des besoins inconscients qui le déchirent. Toutes les paroles de Jésus sont des invitations à vivre, à nous garder d'une vie tronquée qui se détruit elle-même.

    Il ne conseille pas la passivité, il montre au contraire la voie d'une élimination créative du mal. Celui qui se sent aimé de Dieu sans conditions et protégé par lui sait qu'il n'a pas besoin de défendre son droit devant la justice ou de réagir à la violence par la violence. Qui se sait honoré par Dieu n'a pas à se faire de souci pour son honneur.

    De tels comportements rompent le cycle éternel de la violence et de la contre violence, de la haine en réponse à la haine, de la blessure pour la blessure, et créent de nouvelles possibilités d'être ensemble. « Eh bien, moi je vous dis : aimez vos ennemis : priez pour ceux qui vous pourchassent. Ainsi deviendrez-vous les enfants de votre Père qui est dans les cieux» (5,44-45). Une façon d'aimer ses ennemis, c'est de prier pour eux. Qui aime ses ennemis montre qu'il est fils ou fille de Dieu; cet amour caractérise la filiation divine.

    Ce commandement est une invitation à aimer d'abord l'ennemi qui est en nous. C'est seulement ensuite que nous devenons capables d'aimer aussi celui qui est au-dehors. Aimer son ennemi ne signifie pas que l'on n'ait pas le droit de lui imposer des limites. Il n'est pas bon pour l'être humain de vivre sans restreindre ses tendances destructrices ; il a à la fois besoin d'être contenu, et d'un amour capable de le guérir de son hostilité.

    Aimer son ennemi, c'est avoir part à la perfection divine ; elle s'exprime dans l'amour sans limites que Dieu porte à l'être humain.

    Cet amour est la réponse à  notre prière, par laquelle nous nous ouvrons toujours plus à Dieu afin que son esprit nous pénètre sans cesse davantage et que sa volonté se fasse en nous et par nous. Ainsi pourrons-nous apporter au monde la transformation et le salut.

     

  • L'aumône, la prière et le jeûne n'ont de sens que si elles viennent du cœur et ne sont pas destinées à attirer les louanges des hommes. « Aussi, toi, quand tu donnes, fais en sorte que ta main gauche ignore ce que fais ta main droite. Donne en secret» (6,3). Celui qui prie doit se retirer dans sa chambre et en fermer la porte : « et prie ton Père présent dans le secret» (6,6). Je dois aussi me retirer dans ma chambre intérieure, la chambre secrète du cœur, d'où émane la vraie prière. Là, je ne fais plus qu'un avec Dieu ; tel est le mystère de la prière. Pour Jésus, prier signifie tendre vers Dieu la part secrète de mon cœur. Le Père voit tout ce qui est caché ; si je le lui présente, il l'éclairera et le transformera par la lumière de son amour. Dieu sait ce dont l'homme a besoin.

La quatrième demande :

La Prière : La demande concernant le pain quotidien trouve son interprétation dans les propos de Jésus sur l'aumône, la prière et le jeûne, ainsi que sur l'abandon à la Providence; le sens serait alors «donne-nous aujourd'hui le pain dont nous avons besoin.» Nous avons le droit de demander à Dieu ce qu'il nous faut, mais que nous devions comprendre aussi qu'il souhaite donner le nécessaire à d'autres par notre intermédiaire.

L’Action : Cette prière n'est pas passive. Dans le jeûne, je comprends que l'homme ne vit pas seulement de pain, mais que Dieu seul peut combler mon plus profond désir. Et me rendant attentif à ce que je consomme, il m'ouvre à la reconnaissance des dons de Dieu. Dans notre besoin de nourriture et de vêtements, Jésus nous renvoie aux oiseaux du ciel et aux lis des champs. Notre souci dominant ne doit pas être celui des biens matériels, mais celui du Royaume de Dieu : « Votre Père dans les cieux connaît vos besoins. Cherchez d'abord le règne des Cieux et la Justice qu'il instaurera. Le reste viendra après» (6,32-33). Le souci de la subsistance et du travail qui l'assure est le lot des humains, mais c'est leur souci du Royaume qui les rend vraiment humains. C'est lorsque Dieu règne en l'homme, que l'homme est vraiment homme, qu'il atteint la véritable liberté et est capable d'une nouvelle Justice et d'un nouveau comportement.

 

La cinquième demande :

La Prière : «Remets nos dettes comme nous remettons à qui nous doit. » «Si vous pardonnez à vos semblables leurs manquements, votre Père dans les cieux en fera autant pour vous» (6,14).

L’Action : On voit ici que la prière ne reste pas sans conséquences ; elle est liée au comportement, à la capacité de pardonner. Le pardon accordé serait falsifié s'il s'accompagnait d'un Jugement et d'une condamnation : si, tout en pardonnant à l'autre, Je l'accuse, Je prends la posture du Juste généreux, prêt à pardonner le pauvre pécheur; il en résulte une inégalité malsaine. Pour que le pardon que j'accorde produise son effet libérateur, il ne faut pas que je me mette en position de supériorité ; Je dois donc renoncer à tout Jugement. Cessant de me juger moi-même, j'apprends aussi peu à peu à ne plus juger l'autre et ses comportements, je le prends tel qu'il est. Pardonner, cela veut dire laisser l'autre être tel qu'il est, il a le droit d'être ainsi. Je prie pour lui, pour qu'il trouve sa paix ; à côté de lui et non au-dessus, je partage sa détresse et son aspiration à se mettre en accord avec lui-même.

 

La sixième demande :

La Prière : «Ne nous mets pas à l'épreuve, et garde-nous du mal.» « Ne permets pas que nous soyons tentés»

L’Action : Nous ne pourrons comprendre que si nous ne disjoignons pas la prière de l'action. «L'être humain prie pour obtenir quelque chose qu'il détermine lui-même par son propre comportement. »Nous ne pouvons donc pas rejeter la faute sur Dieu si nous sommes tentés ; nous le prions de nous rendre nous-mêmes capables de ne pas nous laisser tenter.

Se contenter de suivre les autres, de faire ce que tous font, c'est aller à sa perte. Chacun doit suivre sa propre voie. La tentation, dès lors, est de ne pas vivre ce que l'on est, mais de simplement se laisser aller dans la vie; c'est de refuser la vie. L'autre forme que peut prendre la tentation, c'est la confusion, d'où la mise en garde contre les faux prophètes qui se présentent comme d'innocentes brebis. Jésus dénonce ici l'abus de la spiritualité. Il s'agit de tout ce qu'il y a de mauvais dans les êtres, des pensées, les souffrances, les épreuves, les instincts.

Nous demandons à Dieu de nous sauver de ces dangers, du pouvoir du mal, et de développer en nous l'image qu'il se fait de chacun de nous. Dans les deux dernières demandes du Notre Père, nous confessons notre crainte de voir nos forces insuffisantes face à la tentation et au mal. Cette crainte, nous la présentons à Dieu, à notre Père, en toute confiance, afin qu'il ne nous demande pas trop, mais nous garde en son amour à travers les turbulences et les dangers de notre vie.

 

ÉCOUTER NE SUFFIT PAS, IL FAUT AGIR

 

Qui écoute les paroles de Jésus et agit en conséquence «est semblable à l'homme avisé qui  a construit sa maison sur le roc » (7.24). Écouter ne suffit pas, il faut aussi agir. Jésus nous place devant une alternative : nous avons à choisir entre « vie et bonheur, mort et malheur.» L'homme « avisé » sait de quoi dépend la réussite de son existence. La Parole de Jésus me montre le bon terrain sur lequel ma maison sera solidement enracinée et résistera à toutes les attaques : le fait que je suis fils ou fille de Dieu, inconditionnellement aimé. Si j'édifie mon existence sur ce roc, elle sera réussie


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Modifié le  14-02-2012.