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Réflexions

Le récit de la Passion (26 - 27) 

Pourquoi Jésus est-il mort ?

·        La Passion est l'accomplissement de la Parole. Jésus suit en toute liberté son chemin vers la croix. Jésus est le pasteur envoyé par Dieu pour renouveler les douze tribus d'Israël, mais les «marchands de brebis» qui, chez le prophète Zacharie, ne pensent qu'à leur gain se débarrassent du berger en payant trente sicles d'argent (Za 11,4-14).

·        Jésus a terminé ses cinq grands discours, il a dit tout ce qu'il avait à dire. Maintenant vient le grand événement par lequel Jésus s'engage lui-même sur la voie qu'il a décrite d'avance. Dans la mort et la Résurrection, il va montrer qu'il accomplit sa propre Parole, en Maître qui vit ce qu'il enseigne ; il marche vers la mort sans user de violence, obéissant à la volonté de son Père, aimant jusqu'au bout ses ennemis comme il a demandé à ses disciples de le faire. «... car ce vin est mon sang, le sang de l'alliance, qui est versé pour beaucoup, en vue du pardon de leurs égarements» (26,28). La mort de Jésus et la célébration de l'Eucharistie sont pour la rémission des péchés. Jésus lui-même donne à entendre que sa Passion marque le point culminant de l'amour du Dieu de miséricorde. Dans l'Eucharistie, il montre qu'il se sacrifie pour ses fidèles afin qu'ils croient à jamais en lui et puissent faire l'expérience toujours renouvelée de cet amour rédempteur, fondement de leur existence.

L’exemple de Jésus

·        Obéissance :

Dans la scène du jardin de Gethsémani, Jésus est le croyant exemplaire ; «Que selon ta volonté tout s'accomplisse.» Ce que Jésus a enseigné à ses disciples, il l'accomplit dans sa Passion, il se soumet à la volonté divine, en fils obéissant ; alors même que cette volonté l'effraie et le remplit de tristesse, il lutte pour l'accepter, confiant dans le fait que telle est la voie du salut pour lui-même et pour les humains. Dans sa lutte angoissée, il cherche la communion avec ses disciples, il veut les aider à mettre leur vie sous le signe de la prière centrale du Notre-Père.

·        Non violence

Jésus s'oppose à Pierre qui a tiré l'épée : « Range ton poignard dans l'étui. L'homme au poignard périra par le poignard» (26,52). Il donne ici l'exemple de la non-violence qu'il avait prêchée sur la montagne. Il renonce au talion et laisse la violence s'exercer contre lui sans se défendre. Cette violence venue du dehors, qui le mène jusqu'à la mort, ne peut, en dernier ressort, rien contre lui.

·        Confiance dans le père

Le traître Judas témoigne de l'innocence de Jésus, mais les grands prêtres refusent son témoignage. Judas échoue par désespoir, par déception; Jésus, lui, garde confiance en son Père qui le recueille au sein même de la mort. Pierre trahit son Maître exactement comme Judas, mais il se repent ensuite et verse des larmes amères ; dans son impuissance, il s'en remet à la miséricorde de Dieu. Judas, au contraire, voudrait réparer lui-même les effets de sa trahison ; au lieu de se confier au jugement de Dieu, il se juge lui-même, se condamne et se tue.

La passion :

·        La femme de Pilate

La femme de Pilate rêve que Jésus était innocent, et elle met en garde son époux: «Cet homme est juste. Ne va rien mettre entre toi et lui, car aujourd'hui j'ai fait un mauvais rêve à son sujet» (27,19). Le rêve est une révélation divine. Dieu est là précisément pour les païens qui ne le connaissent pas encore, et il leur révèle par des songes l'importance de Jésus Christ.

·        La condamnation de Jésus

En dépit du rêve de sa femme, Pilate livre Jésus à la foule, mais il rejette toute responsabilité et le manifeste en se lavant les mains. Sur ce geste, le peuple crie : « Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants» (27,25). Voilà la véritable signification du sang de Jésus : il est versé pour la rémission des péchés, et cette rémission vaut aussi pour le peuple juif. Le Seigneur glorifié envoie ses disciples à toutes les nations pour les convertir, et donc aussi aux Juifs. Ceux qui croient en Jésus deviennent le véritable peuple de Dieu et réalisent la promesse faite jadis à Israël.

·        L’agonie

Matthieu établit un lien entre les paroles de dérision que les passants adressent à Jésus et la scène de la tentation, au chapitre 4(1-11). Les railleurs parlent comme Satan: «... Allez, fils de Dieu. descends de cette croix ! » (27,40). C'est l'instant décisif: Jésus va-t-il résister à la tentation capitale de sa vie : faire jouer sa filiation, ou s'en remettre avec confiance au Père du Ciel ? Les grands prêtres, les scribes et les anciens reprennent le thème de la confiance, s'adressant à Jésus en faisant référence au psaume 22,9: «Ah ce Yhwh en qui tu comptais il n'a qu'à te délivrer/Lui qui t'aime tellement, il va bien te sauver. » C'est sur la croix que Jésus montre, en renonçant à provoquer un miracle, qu'il est vraiment le Fils de Dieu. Même dans la mort, il reste fidèle à sa foi, montrant ainsi qu'il est vraiment le Fils.

Le fils de Dieu

Jésus est le Fils de Dieu, mais pas au sens où l'entendent les railleurs. Il fait confiance à son Père pour transformer même sa mort. Il n'a sans doute pas récité seulement le premier verset du psaume 22, mais le psaume tout entier, un hymne à la confiance : « Il n'a ni mépris ni dégoût/pour le cri des victimes/Il ne détourne pas le regard/Ce cri pour lui/il l'écoute/ Devant la grande assemblée/voici le psaume/Il vient de toi/Devant ceux qui tremblent de toi/je m'acquitte de mes vœux » (ps 22.25-26). La confiance de Jésus se montre inébranlable dans l'expérience de la solitude, de l'impuissance, du désespoir, des ténèbres et de la mort. Le Père ne nous protège pas de la déréliction et de la mort, mais il nous tient alors dans sa main. Ainsi, Jésus accomplit dans son cri d'agonie ce qu'il avait dit au jardin de Gethsémani ; « Qu'il en soit fait comme tu le veux» (26,42).

Sur la croix, il ne se détourne pas de Dieu, mais tend au contraire vers lui toute sa détresse. Jésus pousse en mourant un grand cri, ce cri prend un sens bien particulier : c'est celui de la victoire, par lequel Jésus annonce au monde entier la mort du Fils de Dieu : il remet son esprit entre les mains de son Père et s'en retourne vers lui en fils obéissant et confiant.

Le voile du Temple se déchire : désormais le Sanctuaire est ouvert, accessible à tous. La mort de Jésus brise le pouvoir même de la mort : les défunts se relèvent et quittent leurs tombes. C'est «l'événement qui marque le tournant dans l'histoire du monde ». Quand Jésus rend son esprit en mourant, c'est l'Esprit de Dieu lui-même qui ranime les « ossements desséchés » : « Regardez, j'ouvre vos tombes, je vous sors de vos tombes, vous, mon peuple ! Je vous donnerai mon souffle, vous vivrez dans la tranquillité sur votre sol» (Ez 37,12). Le peuple d'Israël a livré Jésus à la mort, mais sa mort apporte le salut à tous les peuples, Israël compris.

C'est de tout leur être que les gardes reconnaissent: «Cet homme était vraiment le fils de Dieu ! » (27,54).

Les adversaires de Jésus deviennent sans le vouloir les propagateurs du message de Pâques. Même ceux qui s'insurgent contre sa rrésurrection  sont obligés de reconnaître finalement qu'en vérité Jésus est ressuscité.

 


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Modifié le  14-02-2012.