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Réflexions sur la parabole des talents 2 Accueil | Nous contacter

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La parabole des talents

Mathieu 25, 14-30

 

Dans cette parabole Jésus nous parle d’un homme d’affaires très riche qui confie son argent  à ses serviteurs avant de partir pour un long voyage.

 

Dans cet évangile, Mathieu parle de «talents». La même parabole comptée par Luc parle de «mines». Les deux étaient des monnaies. Une journée de travail à l’époque représentait un denier;  une mine représentait 100 deniers et un talent 6000 deniers, soit le salaire  de 100 jours de travail d’un journalier agricole.

 

Cette parabole  à première vue est portée sur l’argent, les biens et  les intérêts , cependant elle ne doit  pas être lue sous un angle financier parce que  l’argent ici n’est qu’une métaphore. Il s’agit d’une parabole  avec deux messages :

 

1. le jugement  et le retour du Fils

2. l’usage du capital confié à chacun pendant son absence.

 

Il s’agit d’un enseignement sur l’absence apparente de Dieu dans nos vies pendant laquelle  il  met sa création entre nos mains et il s’attend à ce qu’à travers nous, la vie grandisse, la famille s’épanouisse, la société se bâtisse et l’église s’engage au service des hommes. Il fait son partage de façon inégale mais juste, Il donne en connaissance de cause et  chacun reçoit selon ses capacités, des dons et  des aptitudes naturelles  pour réaliser la mission  qu’il nous confie. Il n’attend pas de nous d’aller au-delà de nos limites humaines. Un saint a autant de valeur à ses yeux qu’un simple croyant bon et fidèle.

 

La responsabilité se termine longtemps après, c’est à dire  à la fin de notre vie,  par le retour du voyageur a qui il faut rendre compte de ce que nous avons reçu. Nous aurons à ce moment là 2 façons de nous présenter devant le Créateur : soit que nous aurons fait fructifier notre vie en développant nos dons pour les mettre au service des autres  soit que nous aurons mis nos talents au congélateur par peur ou par paresse en menant une existence stérile pour Dieu.

 

Le personnage le plus important du récit  est sans aucun doute  le mauvais serviteur ainsi que son dialogue avec le maître. Il est  celui qui oublie le trésor qu’il possède.  Ce serviteur  savait  que son maître comptait recevoir d’avantage et il se justifie  de ne pas avoir fructifié sa fortune en disant qu’il avait peur et qu’il ne voulait pas courir des risques.

 

Il prend l’attitude des pharisiens lesquels remplis de la crainte de Dieu donnaient à Dieu tout ce qui lui était dû et le servaient fidèlement sans jamais transgresser ses commandements Il se place dans le terrain de la justice  en disant : ce qui t’appartient je te le rends, il n’y manque rien. En apparence, sa conduite est sans tâche.. Il  veut dire : je suis juste tu ne l’es pas. Le maître apparaît au serviteur comme  étant quelqu’un qui s’enrichit en prenant ce qui ne l’appartient pas et qu’il exige ce à quoi il n’a pas  droit.

 

Le maître répète ce que le serviteur dit et lui fait comprendre qu’il se trompe. Il est devant quelqu’un qui  prétende se tenir à la lettre à la loi en attendant sa sécurité devant Dieu, sans oublier qu’il est son  serviteur. Il se fait une idée fausse de la religion et du rapport avec Dieu. Il a oublié le trésor qu’il possède. Il a préféré s’endormir pour éviter toute responsabilité, il a emprunté la voie de la facilité, il espère que d’autres contentent Dieu et il n’a pas  fait profiter aux autres de son talent, si minime soit-il.  Il sombre dans la médiocrité et devient stérile

 

Nous serons jugés d’après  ce que nous aurons fait et d’après ce que  nous n’aurons pas fait.

 

Je me pose des questions sur ces trois  scénarios possibles :

 

 

1. Et si le serviteur avait tout dépensé ?

 

Il aurait pu se prendre lui-même par le maître, comme dans le cas des gourous,  et s’approprier des contenus de la religion pour la tourner à son profit.

 

2. Et s’il avait refusé l’argent ?

 

Il aurait pu refuser son dépendance vis à vis le maître comme c’est le cas dans l’athéisme moderne et ne pas le  reconnaître. Il aurait accepté la présence de cet héritage mais il  aurait pensé qu’il n’avait pas besoin d’un maître pour réussir sa vie.

 

3. Et s’il n’avait pas connu le maître ? Ou bien s’il était arrivé après son départ ?

 

Il aurait connu l’existence d’un maître qui n’aurait jamais rencontré mais auquel il aura des comptes à rendre. C’est le cas des autres religions par exemple

Quelle serait la réaction du maître ?

Pourra-t-il faire un arrangement avec les autres serviteurs ?

 

 

 

Marta Contrel

09 mars 2006


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Modifié le  14-02-2012.