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( Textes tirés de l’Internet )

LA MULTIPLICATION DES PAINS   ( Marc 6:30-66 )

C'est une première multiplication des pains, car il y en eut deux (Matthieu 16:9.10). Elle est racontée par tous les évangélistes (Matthieu 14:12-21; Marc 6:30-44; Luc 9:15-17; Jean 6:1-14). Les disciples sont revenus de leur mission en Galilée, et Jean-Baptiste est mort entre-temps. Jésus, l'ayant appris, décide de quitter Capharnaüm  (Matthieu 14:13). Il désire être seul à seul avec ses disciples. Ils quittent donc cette agglomération grouillante de monde et se rendent dans un "lieu désert". Ils ont besoin d'un peu de solitude. Prenant une barque, ils vont sur la rive Nord du lac. Mais la foule accourt et grossit sans cesse, à mesure qu'ils traversent les bourgades sillonnant la rive.

Ému de compassion:

Une fois de plus en grec, ce terme affirme qu'il est "saisi" dans ses organes intérieurs (cœur, foie, poumons), sièges des émotions et des sentiments. Il est ému de compassion pour tous ces gens qui accourent, bien qu'ils soient dans leur grande majorité incrédules, et bien qu'il eût aspiré pour une fois au calme et au repos. Mais il se laisse déranger, signe de sa grande bonté et de son amour. Il sera souvent déçu par eux, mais ils cherchent quelque chose. Ils sont en quête, et surtout ils ont besoin d'entendre l'Évangile. Ces gens sont sans berger (Matthieu 9:36). Jésus voit leur condition spirituelle, la détresse des juifs de son époque. Leurs docteurs et leurs rabbins sont des mercenaires. Alors il décide de prendre soin d'eux et les instruit. La solitude et le repos seront pour une autre fois. Matthieu et Luc ajoutent qu'il guérit des malades.

Entre-temps, le soir est venu. Les disciples ont dû se concerter et sont venus rendre Jésus attentif au fait que l'heure est avancée et la foule affamée. Ils ne comprennent sans doute pas pourquoi Jésus ne renvoie pas tout ce monde et lui demandent de les laisser partir, pour qu'ils trouvent encore de la nourriture, avant qu'il ne soit trop tard.

Donnez-leur vous-mêmes à manger

Réponse surprenante! Jésus qui sait très bien qu'ils n'ont pas assez de provisions pour cela, veut les préparer au miracle qu'il va faire. Il faudrait deux cents deniers (salaire de deux cents journées de travail d'un ouvrier agricole!) pour nourrir cette foule, et encore (Jean 6:7). D'ailleurs il était trop tard pour acheter une telle quantité de nourriture. Les magasins ferment le soir, même en Palestine. Et comment auraient-ils fait pour l'acheminer sur place? Problèmes d'intendance insolubles. Autant d'obstacles que le Seigneur veut leur faire découvrir, pour les préparer intérieurement au miracle. Rien ne lui est impossible!

Cinq pains et deux poissons

Jean qui raconte aussi ce miracle (Jean 6:1-14), précise qu'ils appartenaient à un garçon qu'André avait aperçu dans la foule. Pain et poissons étaient la nourriture quotidienne des habitants de la Galilée, aux abords du lac. Les disciples étaient convaincus qu'en voyant les cinq pains et les deux poissons, le Maître comprendrait qu'il est temps de renvoyer la foule. Mais il donne un ordre, un ordre inouï. Ces petites provisions suffiront !

L'herbe était verte, car la Pâque était proche. Jésus procède avec méthode. Il donne des ordres pour que les gens s'assoient par groupes de cent et de cinquante, ménageant entre eux des allées pour permettre la distribution. Une grande foule et une petite quantité de victuailles ! 

Il rendit grâces..., rompit..., donna:

Le miracle est raconté avec on ne peut plus de sobriété. Aucun mot inutile. Le récit est ce qu'il y a de plus dépouillé. Jésus prie debout, les yeux levés vers le ciel. Il ne demande pas à Dieu la permission et le pouvoir de faire le miracle. Il n'agit pas comme les prophètes et les apôtres, mais en vertu de sa toute-puissance divine. Par contre, il veut montrer par l'exemple que des croyants ne mangent pas le pain et les poissons du Seigneur sans lui rendre grâces.

Puis, ayant rompu les pains et partagé les poissons, il les donna aux disciples, pour qu'ils les distribuent. Il y en avait toujours dans ses mains, comme l'huile dans la cruche de la veuve de Sarepta. Il n'arrêtait pas d'en donner. Il y a longtemps que cinq pains et deux poissons avaient été distribués, et pourtant il y en avait encore! Un auteur non inspiré aurait multiplié les mots pour raconter le miracle avec emphase et un grand luxe de détails. Les évangélistes sont sobres à l'extrême. Ils laissent les gestes de Jésus parler pour eux-mêmes.

Il y en eut pour tout le monde, et chacun mangea à sa faim. Jésus fut généreux dans sa distribution. Mais les gens avaient eu les yeux plus gros que le ventre. Ils en avaient trop demandé et ne purent pas tout manger. Alors Jésus ordonna qu'on ramassât tous les restes. Douze corbeilles, une par disciple! Rien ne doit se perdre. Les dons de Dieu ne se gaspillent pas. Surtout si d'autres ne mangent pas à leur faim...

Cinq mille hommes avaient mangé. A quoi il faut sans doute ajouter les femmes et les enfants. Le miracle est raconté par les quatre évangélistes, ce qui montre l'importance qu'il revêtait pour eux. Il rejette dans l'ombre un miracle semblable, accompli par un ancien prophète d'Israël, Elisée. Semblable, mais tellement plus modeste, si on peut dire cela d'un miracle. Elisée en effet avait nourri cent hommes avec vingt pains d'orge et quelques épis (2 Rois 4:42-44).

Thèmes de réflexion:

  • Jésus, qui passe son temps à prêcher l'Évangile du Royaume de Dieu, subvient aussi aux besoins physiques des hommes. La quatrième demande du Notre Père est donc légitime. C'est lui qui nous a enseigné cette prière. Il n'est pas absent de notre réalité quotidienne. Il veut nous sauver, nous donner le pardon et la vie éternelle, mais il veut aussi dispenser le pain de chaque jour. Il veut que les hommes mangent à leur faim et invite ceux qui en ont beaucoup au partage.
  • Cette multiplication des pains est le symbole du repas messianique (Matthieu 8:11; Marc 14:25), de la communion de table et du festin céleste que Jésus prépare aux siens.
  • Les disciples sont chargés de distribuer les vivres. Ils sont, avec tous les prédicateurs de l'Évangile, les intendants de Jésus. Les intendants de son Évangile et de ses sacrements (1 Corinthiens 4:1), mais aussi, avec tous les chrétiens du monde, ceux de son pain et de ses poissons.
  • L'Église a un ministère de diaconie. Celui-ci ne doit en aucun cas remplacer sa mission essentielle qui consiste à prêcher l'Évangile et administrer les sacrements, mais il est confié au peuple de Dieu: pourvoir, là où c'est nécessaire et où le monde fait défaut, aux besoins des hommes, chrétiens et païens. Faire le boulanger comme Jésus et les douze, pour permettre aux affamés de manger. Celui qui a dit que l'homme ne vivra pas de pain seulement a donné du pain aux hommes et leur demande de partager et de pratiquer le bien (Galates 6:10). Les premiers chrétiens de Jérusalem, ardents dans la prédication de l'Évangile et la mission, partageaient tout ce qu'ils avaient, et les plus pauvres mangeaient à leur faim. Nous vivons dans un monde où une personne sur trois crève de faim et une autre d'avoir trop mangé! Avec de modestes moyens, la Chine parvient à nourrir plus d'un milliard d'hommes. Les chrétiens, porte-flambeau du Christ, peuvent-ils se permettre de mourir de suralimentation et de surconsommation, alors qu'un tiers de l'humanité souffre de malnutrition, de manque d'écoles et d'hôpitaux? C'est aussi cela, la leçon de notre texte.

Seconde multiplication des pains  ( Marc 8, 1-10 )

Réflexion :

-  1) La multiplication des pains nous montre un trait merveilleux de la physionomie spirituelle de Jésus Christ : sa compassion pour les pauvres. Il demande à ses disciples, avec une incroyable tendresse et un grand souci de charité, de l’informer sur la situation des gens. Puis, c’est Jésus lui-même qui trouve la solution pour venir en aide à la multitude affamée.

-  2) Si nous voulons aider ceux qui nous entourent, nous ne devons pas nous enfermer sur nous-mêmes, sur nos propres problèmes ou défauts. Comme Jésus, nous devons apprendre à garder les yeux bien ouverts afin de voir les besoins des autres. Comme lui, nous devons donner plus d’importance aux besoins des autres qu’aux nôtres. Pour cela, il faut s’oublier soi-même et une certaine audace, une « sainte audace ». Lors que l’on a demandé à Mère Teresa de Calcutta comment elle a commencé son œuvre, elle a répondu : « J’ai ouvert la porte et je suis sortie dans la rue. Là, j’ai vu un homme mourant. Je l’ai ramassé, et je l’ai ramené dans ma maison. »

-  3) En suivant l’exemple du Seigneur, nous découvrirons que l’exercice de la charité est aussi une question d’entraînement. En nous efforçant de nous mettre à la place des autres, en taisant nos propres désirs, nous nous rendons sensibles à leurs besoins et les solutions que nous pouvons y apporter apparaissent. Un acte charitable en appelle un autre et le fruit de la charité, c’est la joie.

Prière :

Seigneur, donne-moi tes yeux pour voir le monde comme Tu le vois. Donne-moi tes sentiments pour que je ressente les nécessités du monde comme Toi Tu les ressens. Donne-moi ta force de volonté afin d’agir comme Toi pour satisfaire la multitude qui a faim. Les hommes souffrent de faim, de soif, soif d’amour, faim de la parole de Dieu : en imitant Jésus, je peux les soulager.


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E-Mail : luc@ieschoua.org

Modifié le  14-02-2012.