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Le récit de l’enfance

Par Anselm_Grün

Selon l'exégète Josef Ernst, «Luc est sans aucun doute un représentant tout à fait exceptionnel de la théologie que l'on appelle narrative» (Ernst, p. 34). Pour faire saisir le mystère de la filiation divine de Jésus, il dépeint sa naissance. Ici, la théologie ne spécule pas, elle raconte, et Luc est un excellent narrateur, comme il apparaît dès le récit de l'enfance. Quelles sources il a utilisées, nous ne pouvons pas le savoir avec une totale certitude ; mais l'art avec lequel il les traite, nous pouvons le voir. Il a intégré l'histoire de la naissance de Jean le Baptiste à celle de la naissance de Jésus, et cela de telle façon que Jésus apparaît comme supérieur à Jean et que l'existence même de celui-ci renvoie à Jésus. Luc les met en opposition : Jean annonce le jugement, Jésus la bonne nouvelle de la grâce divine, dont le charme remplit de joie quiconque l'écoute.

On retrouve ici le peintre qu'est Luc : son récit fait apparaître deux images doubles, « en diptyque » (Ernst, p. 35), qui évoquent des dimensions jusqu'alors restées cachées de l'action divine. La première est celle des deux annonciations, la seconde celle des deux naissances ; les deux sont suivies d'une méditation sur ces événements. Après la double annonciation, Luc raconte la visite de Marie à Elisabeth ; après les deux naissances, le témoignage de Siméon et Anne sur Jésus et l'histoire de Jésus au Temple, à l'âge de douze ans. Dans ces deux images, on voit resplendir le mystère de ce nouveau-né. Ces images de la naissance de Jésus qu'avait peintes Luc, le peuple les a sans cesse amplifiées : chaque époque voit surgir de nouvelles images de Noël qui interprètent à leur manière le mystère de l'Incarnation, mais elles tirent toutes leur origine de celles que Luc nous a présentées dans son émouvant récit.

L'annonce de l'ange à Marie

La réaction de Zacharie, le vieux prêtre, est de douter de cette annonce ; Marie, femme jeune et simple, fille de Nazareth, croit l'ange. Ici encore apparaît le motif de l'opposition. Les deux pôles sont en nous : le doute et la foi ; Luc nous engage à accorder plus de créance au pôle de la foi. Marie a reçu la grâce de Dieu, elle a toute sa faveur et il l'entoure de sa présence aimante. Or ce que l'ange promet à Marie, il nous le promet à nous aussi ; nous aussi, nous avons la faveur de Dieu, mais nous ne savons pas y répondre. Marie, elle, s'en remet à sa grâce : « Je suis l'esclave du Seigneur. Qu'il m'arrive selon ce que tu dis» (1,38). Marie se considère ici comme représentant le peuple d'Israël ; alors qu'il a refusé la volonté de Dieu, elle l'accomplira à sa place. Luc montre ainsi en quelle haute estime il tient cette femme : parce qu'elle acquiesce à cette volonté, elle représente son peuple et lui apportera le salut. L'action vient de Dieu, certes, mais il revient aussi à la volonté des hommes de le laisser agir à travers eux. Marie fait place dans sa vie à l'action de Dieu, et cela a des conséquences pour l'humanité tout entière.

Lors de l'annonciation, Marie est présentée comme une «jeune femme fiancée » ; la naissance de Jésus sera définie comme virginale. Sur ce point, les exégètes et les théologiens ont beaucoup réfléchi. Le motif de l'homme divin qui vient au monde par naissance virginale est connu aussi bien dans les traditions hellénistique et égyptienne que dans celle du judaïsme. Le philosophe juif Philon, déjà, considère la naissance d'Isaac comme virginale, et il parle de l'union extatique de l'âme avec Dieu. Le culte solaire des Égyptiens célébrait dans la nuit du 24 au 25 décembre la naissance du soleil ; la communauté alors s'écriait: «La vierge a enfanté, la lumière s'accroît. » Le pharaon, pensait-on, est engendré par Dieu. Tous ces éléments du culte solaire égyptien et de la conception hellénistique de la génération divine étaient déjà bien connus dans le judaïsme. Ainsi, Luc exigent a tout à la fois repris la tradition juive et répondu aux aspirations des Grecs. Son récit de l'annonciation rend compréhensibles la virginité de la mère du Messie, la filiation divine et la grandeur de celui-ci, son règne éternel et sa génération par l'Esprit saint. De même que le solstice d'hiver survient six mois après le solstice d'été, la naissance de Jésus a lieu six mois après celle de Jean ; avec lui, c'est la lumière solaire de la grâce divine qui brille sur les frimas de notre monde. Si de nombreux théologiens exigent aujourd'hui un dialogue avec les différentes religions, Luc l'a déjà réalisé à la perfection en son temps ; il a repris en compte les différents courants religieux et formulé le message du mystère de Jésus, sur l'arrière-plan de ces traditions, de telle façon que l'on pouvait comprendre, dans le contexte de toutes les cultures, le don que Dieu faisait en la personne de Jésus.

Cependant Luc relie ces motifs mythologiques au motif humain de la foi confiante décrite dans la personne de Marie. Celle-ci devient l'image archétypique et le modèle de la foi. Elle accueille l'ange ; elle est certes saisie de crainte quand il s'adresse à elle, mais elle ne se ferme pas ; au contraire, elle cherche à comprendre ce qu'il veut lui dire. Il lui annonce qu'elle concevra un fils, et qu'«on l'appellera fils du Très Haut» (1,32), dénomination fréquente de Dieu dans le judaïsme hellénistique. L'ange explique à Marie comment se passera la conception : « un souffle saint viendra sur toi et une force du Très Haut te couvrira d'ombre» (1,35). Cette fécondation par l'Esprit saint n'explique pas seulement la naissance virginale de Jésus, c'est aussi une image de notre vie. Le fruit le plus précieux que nous puissions porter ne vient pas de nous-mêmes ni d'une fécondation par d'autres humains ; elle est opérée par l'Esprit. Marie, la femme croyante, est ici l'image et le modèle du chrétien. En nous aussi, Dieu désire créer du neuf. Nous ne devons pas avoir une trop petite opinion de nous-mêmes, mais, comme Marie, croire en confiance que Dieu a le pouvoir de faire de grandes choses en nous et par nous, «car rien n'est impossible à Dieu» (1,37). La vraie foi, c'est cela : ne pas penser qu'il y a des limites au pouvoir de Dieu. Il choisit une insignifiante jeune fille de Nazareth pour faire que l'impossible devienne possible en ce monde. Nous aussi, il nous choisit, précisément dans notre faiblesse, avec nos limites, pour y accomplir par nous son œuvre de guérison et de salut. En nous aussi le Christ souhaite prendre forme ; toutefois, la condition nécessaire est que nous parlions comme Marie: «Je suis l'esclave du Seigneur. Qu'il m'arrive selon ce que tu dis » (1,38).

La rencontre de Marie et Elisabeth

Avant de relater la naissance de Jean et celle de Jésus, Luc raconte la belle histoire de cette rencontre ; non seulement il établit ainsi un lien entre les deux naissances, mais encore il interprète pour nous l'événement. Marie est la femme plus que toute autre bénie, car elle porte le Seigneur lui-même. C'est une merveilleuse histoire que Luc nous rapporte là. Une jeune fille de douze ou quatorze ans se met en route et se hâte de traverser la montagne. Pour faire ce voyage, on doit compter normalement quatre jours ; il faut que Marie ait été déjà très sûre d'elle-même pour oser l'entreprendre seule. L'expérience qu'elle a faite de Dieu lors de l'annonciation l'a mise en mouvement ; il en ira de même d'Elisabeth. Quand Marie la salue, l'enfant « bondit dans son ventre » ; elle entre en contact avec sa propre fécondité, avec ce qui croît en elle de neuf, et elle est toute remplie de l'Esprit saint; elle devient une prophétesse qui reconnaît en Marie le mystère de sa maternité. Les événements historiques ne sont pas les seuls sujets de cette scène; elle est aussi l'image archétypique de toute rencontre humaine authentique, dont le sens est de découvrir en l'autre le mystère du Christ, que chacun porte en lui : si nous comprenons cela, l'enfant en nous «bondit». Nous découvrons le mystère de l'autre et notre propre mystère ; nous entrons en contact avec l'enfant que nous portons en nous. Pour qu'une telle rencontre soit possible, nous devons nous lever et nous mettre en chemin, comme Marie ; pour être reçus par l'autre, il nous faut tenir debout par nous-mêmes. Il faut aussi franchir la montagne, les montagnes de nos inhibitions et de nos préjugés, pour voir l'autre tel qu'il est.

Elisabeth loue en Marie celle qui a cru «que l'accomplissement passera par ce que le Seigneur lui a promis » (Bovon, p. 80). Ici, Luc emploie - et ce sera la seule fois dans son Évangile - le mot teleiôsis, accomplissement, achèvement. La naissance de Jésus récapitule toutes les promesses de l'Ancien Testament et signifie qu'elles seront tenues. En Jésus, Dieu manifeste qu'il arrachera son peuple à toutes ses tribulations, lui montrera le chemin de la vie, le libérera de sa captivité et guérira toutes ses blessures. Il ne faut pas rattacher à cette naissance quelque promesse particulière, mais voir en Jésus l'accomplissement de toute l'Écriture. Pour Elisabeth, Marie est le modèle de la foi, donné à notre foi. Ce que Dieu a promis, il l'accomplira en nous aussi, en nous aussi il fera de grandes choses si, comme Marie, nous avons confiance en sa Parole.

À cette glorification, Marie répond par un chant de louange que Luc formule de telle façon qu'il peut devenir notre chant à nous aussi. Dans le Magnificat, Marie interprète ce qu'elle a vécu dans l'Annonciation et qui s'accomplira par la naissance de Jésus. Elle représente ici Israël, mais elle est aussi la voix de tous les pauvres et les déshérités auxquels justice sera rendue. En Jésus, Dieu précipite les puissants à bas de leur trône et exalte les humbles. La théologie de la libération a redécouvert aujourd'hui dans le Magnificat le chant d'espérance des pauvres, et la théologie féministe y voit celui de la libération des femmes ; les deux reprennent des préoccupations importantes de l'évangéliste. En effet, Luc se fait l'avocat des uns et des autres. Chacun peut reprendre à son propre compte ce chant merveilleux et remercier Dieu d'avoir posé son regard sur son insignifiance et fait en lui de grandes choses. Le Magnificat montre que Dieu balaie tous nos critères de jugement, qu'il exalte précisément notre petitesse et rassasie nos faims.

La naissance de Jésus

II n'est guère d'êtres, sans doute, qui ne soient touchés par le récit de la naissance de Jésus tel que le fait Luc. Avec un art consommé, il a imbriqué trois histoires : celles du recensement, de la naissance de Jésus et de l'annonce faite aux bergers. Les exégètes sont aujourd'hui d'accord pour penser qu'il n'y a pas eu à l'époque de recensement dans tout l'empire, mais seulement dans certaines régions. Luc ne se borne pas à rapporter les faits historiques, il les interprète aussi. Il situe cette naissance dans le contexte politique du temps de l'empereur Auguste, pour montrer que Jésus est le vrai roi de la paix, que ce n'est pas Auguste qui apporte le salut, comme l'affirment certaines inscriptions, mais l'enfant pauvre né dans une crèche. Cette naissance dans un recoin perdu de la Palestine signifie le salut pour le monde entier; le vrai sauveur, le Seigneur, celui qui apporte la paix, c'est Jésus, et non pas Auguste qui se fait célébrer comme l'empereur de la paix. Ce récit de Luc critique l'idéologie de la souveraineté impériale, mais aussi la théologie politique des Zélotes, qui s'insurgent contre le recensement. Marie et Joseph obéissent au commandement de l'empereur. Le bouleversement de l'ordre établi ne se fera pas par la violence, mais de l'intérieur. En Jésus, Dieu est intervenu dans l'histoire universelle pour la pénétrer tout entière ; la paix qui y fait son apparition aura des répercussions politiques. Les chrétiens doivent, selon Luc, la répandre à travers le monde, c'est par eux que l'histoire de Jésus doit porter ses fruits, la pacification et le salut.

Marie et Joseph se mettent donc en route vers Bethléem. « ... Arriva le moment de la mise au monde. Elle a donné naissance à son fils, le premier-né. Elle l'a emmailloté et l'a couché à l'abri d'une étable. Il n'y avait pas de place pour eux dans l'auberge» (2,6-7). Cette auberge, c'est un lieu privé où les voyageurs peuvent normalement passer la nuit, mais elle est pleine ; Joseph et Marie sont obligés d'aller dans une caverne, sous la maison, où une mangeoire est taillée dans le roc : un lieu d'extrême pauvreté. Dans cette très humble naissance, Luc voit s'accomplir la promesse de Dieu à son peuple, comme le montre la scène des bergers. Israël se considérait comme un peuple de pasteurs; c'est aux représentants des plus pauvres que le message est d'abord proclamé. Cependant on peut voir se mêler ici aussi un motif grec : les Grecs racontent que la naissance du nourrisson divin est découverte par des bergers. Luc présente son Évangile de telle façon qu'il soit une bonne nouvelle pour eux comme pour les Juifs, un message qui s'inscrive dans leur horizon spirituel et réponde à leur aspiration la plus profonde. Un ange se présente aux bergers, et c'est Dieu lui-même qui leur apparaît et les environne de sa gloire. La nuit, symbole des ténèbres du cœur humain, est métamorphosée par la lumière divine. L'ange annonce une grande joie en usant du même mot grec qui s'appliquait alors aux proclamations impériales, mais qui s'enracinait aussi dans l'Ancien Testament. Luc emploie toujours les mots à bon escient, en maître dans l'art d'atteindre les Grecs comme les Juifs. Pour les Juifs, il apparaît que la naissance de Jésus accomplit les promesses de l'Ancien Testament; pour les Grecs, ce mot renferme « une pointe contre l'idéologie impériale » (Bovon, p. 125) : la vraie joie, ce ne sont pas les promesses d'Auguste qui l'apportent aux humains, c'est l'annonce de la naissance de Jésus.

Voilà la teneur du message de l'ange : «Aujourd'hui, dans la ville de David, un libérateur est né pour vous. Il est christ, seigneur» (2,11). Pour expliquer le mystère de Jésus, Luc recourt à trois notions, qui parlent elles aussi à la sensibilité tant des Juifs que des Grecs. Le mot sôtèr, « sauveur », qualifie dans la Septante l'action de Dieu. Dans le monde gréco-romain, l'empereur - notamment Auguste -, les philosophes et les médecins sont appelés sauveurs, mais Jésus surpasse tous ces sauveurs humains, car il est le Messie, l'Oint du Seigneur, issu du judaïsme, et c'est lui qui accomplira les promesses divines. Il va libérer son peuple de l'oppression et de l'asservissement. La notion juive de Messie se situe ici entre les deux titres grecs « sauveur et seigneur » ; les Grecs employaient le mot kyrios, seigneur, pour désigner l'empereur. Dans la Septante, le vrai seigneur, c'est Dieu. Jésus est les deux à la fois : il est l'envoyé et le fils de Dieu, mais en même temps le souverain du monde entier, celui qui y apporte le salut et la paix, plus durablement que ne le peut aucun empereur. En reliant avec art ces trois notions, Luc décrit le mystère de l'Incarnation, de Dieu qui s'est fait homme en Jésus, le Christ. Il ne spécule pas sur ce Jésus, mais montre qui il est en le racontant. Nous préférons entendre une histoire plutôt que des discussions théologiques, souvent incompréhensibles, sur la filiation divine de Jésus. Dans ce récit émouvant de sa naissance, nous entrevoyons son mystère : homme, il l'est pleinement, mais il vient de Dieu; il est le sauveur que le monde entier désire ardemment. Ainsi, Luc associe le ciel et la terre, l'aspiration des hommes et l'action de Dieu; par son art du récit, il suscite en nous la joie annoncée par l'ange. La parole humaine nous fait saisir et voir le divin.

Ici apparaît pour la première fois le mot « aujourd'hui»; Luc l'emploiera sept fois dans son Évangile. Ce qui est arrivé alors arrive pour nous aussi quand nous lisons Luc; nous assistons au spectacle qu'il nous présente, nous voyons ce que nous dépeint son récit, et en le regardant nous ne faisons plus qu'un avec ce qu'il nous montre. Nous devenons des témoins oculaires de ce qui se passe, de ce spectacle divin, quand la liturgie proclame ces paroles et qu'alors nous nous y projetons afin d'en être transformés et de rentrer chez nous, devenus autres. Ce mot «aujourd'hui» nous atteint dans l'aspiration que nous avons tous ; en ce jour, il peut nous arriver ce qui est arrivé en ce temps-là aux bergers : l'accomplissement de notre désir.

À côté de l'ange de l'Annonciation apparaît toute une armée d'autres anges qui chantent les louanges de Dieu : « splendeur pour Dieu dans les hauteurs ! sur la terre, paix pour les hommes qui lui plaisent» (2,14). La naissance de Jésus établit un lien entre le ciel et la terre ; la gloire de Dieu apparaît « dans les hauteurs », et en bas, sur la terre, c'est sa paix qui se manifeste en Jésus. Il y a là un paradoxe : la naissance d'un enfant dans une crèche fait resplendir pour les anges la gloire de Dieu. Son reflet sur la terre, c'est la paix. Eirènè, la paix, ce n'est pas seulement l'élimination de la guerre et des conflits, mais aussi le salut opéré par Dieu. Le mot hébreu shalom exprime l'état où l'homme doit en principe se trouver. Dans la naissance de Jésus, Dieu rétablit l'être humain dans la condition qu'il lui avait destinée : la paix de l'âme. Quand Dieu devient homme, l'homme accède au repos du cœur. Eirènè signifie aussi l'harmonie, l'accord de toutes choses : le ciel et la terre, l'esprit et la matière. Cette paix et cette harmonie sont le lot des hommes « qui plaisent à Dieu ». Eudokia désigne le geste d'amour de Dieu envers l'homme, sa bienveillance, et non pas la satisfaction qui reconnaît un mérite. Ce mot laisse transparaître l'image, «fortement chargée d'affectivité» (Bovon, p. 115) que Luc se fait de Dieu. Par la naissance de Jésus, Dieu a manifesté son amour envers l'homme, afin que l'homme l'aime en retour. Eudokia signifie que Dieu est toujours déjà en relation avec l'homme, et que par la naissance de son fils il veut approfondir cette relation.

Ayant entendu le chant des anges, les bergers se mettent en chemin pour aller voir l'enfant dans sa crèche. Avec Marie, ils sont l'exemple donné à notre foi, qui doit répondre à la visite de Dieu aux hommes à travers cette naissance. Les bergers voient ce que les anges leur avaient promis, et ils l'interprètent par la parole qu'ils ont entendue. Marie reçoit en son cœur et médite ces paroles pour comprendre ce qui s'est passé; il ne s'agit pas d'une compréhension intellectuelle, mais d'un travail du cœur sur la Parole divine, d'une interprétation claire et juste de l'agir divin, sur le plan du sentiment. C'est ainsi que nous devons nous aussi méditer la naissance de Jésus, la travailler en nous, pour que notre sentiment s'élève jusqu'ai niveau du mystère de l'amour divin entré dans l'histoire et devenu visible pour tous.


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Modifié le  14-02-2012.