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Pistes de réflexions :

Le bœuf et l’âne, la chair et l’esprit ...

Luc 13, 10-17

La chair a ses rythmes et nous sommes pris dedans.

Aussi quand Paul nous dit que nous n’avons pas de dette envers la chair, il dit comme une évidence. La chair est nôtre, nous y sommes. En revanche, nous sommes en dette envers l’Esprit. Si nous avons fait un jour l’expérience de comprendre, nous savons quelle est cette fulgurance de l’intelligence "j’ai compris", qui défie tous les rythmes connus auxquels nous sommes soumis.

Le chef de la synagogue aujourd’hui interprète la loi de manière charnelle, c’est à dire en la réduisant aux rythmes de la chair : six jours pour travailler, un septième pour autre chose. A bien y regarder pourtant, Jésus travaille à l’œuvre la plus laborieuse en ce jour de sabbat. Il enseigne. Et l’enseignement vise la transformation des esprits, et avec Jésus, enseigner va de pair avec la transformation des corps et leur libération.

Alors cette femme, dont la chair est prisonnière depuis dix-huit années, il faut que l’enseignement la transforme, et c’est ce que Jésus opère. La souveraineté de l’Esprit consiste à transformer les rythmes de la chair, à les conduire ailleurs, à leur donner leur vraie dimension et leur but.

Il a tout faux, le chef de la synagogue quand il veut juguler la puissance de l’Esprit qui traverse tout et que rien n’arrête, pas même dix-huit années de souffrance et de mobilité réduite. Il a tout faux.

Le premier lieu, son intelligence, n’est pas transformé. Comment pourrait-il comprendre que l’Esprit, envers qui nous sommes en dette, peut aller jusqu’à transformer les corps ? Jésus est Maître du Sabbat, il exerce la souveraineté de son Père, et il le fait à notre bénéfice, nous prenant là où nous sommes comme nous sommes, nous si souvent pareils aux bœufs et aux ânes. Et il nous détache - même le jour du sabbat, précisément le jour du sabbat - pour nous mener boire et nous abreuver aux sources de l’Esprit."

Le poids de la Gloire

Luc 14, 1-6

Paul qui nous disait hier combien nous ne pouvons être séparés de Dieu dans le Christ souhaite aujourd’hui être séparé du Christ, si cela peut donner accès au Christ à ses frères, les enfants d’Israël selon la chair.

Et Jésus dans l’évangile de Luc est de nouveau confronté à une façon limitative d’interpréter la loi. Avec Jésus, le monde de la loi n’est pas aboli mais accompli. Là où l’application du commandement abouti à une limitation de la vie, Jésus exerce son ministère de guérison.

Une fois encore, les corps sont montrés pour donner le poids au geste transgresseur. Un fils ou un bœuf tombé dans un puits. Lequel s’abstiendrait d’aller rechercher son fils ou son bœuf, même le jour du sabbat ? La foi de l’Église nous place au-delà de la loi parce qu’elle obéit à ce qui est inconcevable : la Parole éternelle créatrice, qui est aussi source de toute loi, a pris le poids de l’inattendu : le Verbe est devenu chair. Ce poids tombé dans un puits, il n’est pas question d’en retarder la libération. L’homme atteint d’hydropisie est guéri sur le champ. Mais dans le mystère de la prise en chair du Verbe une autre qualité est apparue : au poids de la chair, le Verbe ajoute la dignité de sa Personne. Et dès lors, le but pour lequel la loi avait été donnée apparaît : l’avènement d’une personne.

La Personne du Verbe manifestée dans la chair nous convie à poursuivre l’œuvre inaugurée : faire émerger la personne, y compris, et peut-être d’abord parmi les rejetés de la loi, qui plus que les autres attendent la vie. Un jour on amènera une femme adultère à Jésus, et il situera la loi où elle se trouve en regard des personnes : au sol dans le sable. Lui le Maître de la loi, lui bientôt élevé sur le bois du supplice, condamné au nom de la loi dont il est l’auteur, lui le législateur et le juge, limité par l’interprétation mortelle de la loi. Ironie criante où Dieu s’exprime ultimement dans le cri si proche de l’animal, mais qui est bien le cri de la chair assumée par la Parole éternelle et créatrice. Une seule question à la fin : servons-nous l’avènement des personnes en ce monde ? Au terme de toutes choses subsisteront les réalités assumées dans la vie personnelle, dans le lien de la communion du Père, du Fils et de l’Esprit, ce Dieu qui nous a faits pour lui et pour sa gloire.

Frère Philippe Dockwiller op


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Modifié le  14-02-2012.