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Pistes de réflexions sur :

Le discours de Capharnaüm (le pain de l'Eucharistie) Jean (6,22-59) par Anselm Grün

 

Que signifie le discours de Jésus à Capharnaüm ?

Jean n’a pas relaté l'institution de l'Eucharistie à l'occasion de la sainte Cène. A la place, il nous rapporte le discours sur le pain, tenu dans la synagogue de Capharnaüm. Ce qui en est le centre : la rencontre personnelle avec Jésus, le Christ, et à partir d'elle, la rencontre entre les hommes dans l'amour. L'Eucharistie est aussi un commandement: «aimez-vous de l'amour dont je vous ai aimés » (15,12).

Lien entre la foi et l’Eucharistie ?

En (6,22-51) Jésus se définit lui-même comme « le pain qui fait vivre » ; nous mangeons ce pain en croyant en Jésus. Et en (6,51-59)  Jean se rapporte à l'Eucharistie. Il s'agit de Jésus Christ en tant que véritable pain descendu du ciel. La consommation de ce pain ne s'accomplit pas dans la seule Eucharistie, mais aussi dans la foi et la relation intérieure avec Jésus. En transmettant ce discours, Jean veut montrer qu'il existe un rapport étroit entre le sacrement et la foi.

Jésus est le pain qui fait vivre.

·        Jésus évoque la faim et la nourriture «non périssable», qui « donne la vie à jamais » (6,27), et qu'il est lui-même. «Je suis le pain qui fait vivre. Qui me rejoint, n'aura plus faim; qui s'en remet à moi n'aura plus soif» (6,35).

·        La foi étanche la soif, la relation personnelle avec Jésus apaise la faim. La soif, c'est l'aspiration à la vie ; La faim, est toujours une faim d'amour et d'attention. En se définissant ainsi lui-même, Jésus se réfère à l'Exode des Israélites, à leur sortie d'Egypte. Dans le désert, ils souffraient sans cesse de la faim ; ils criaient à Moïse de leur donner à manger, et Dieu fit tomber en pluie la manne, le pain céleste. Depuis toujours, la manne fut considérée comme un aliment divin qui nourrit l'homme intérieur, l'âme.

·        C'est Dieu lui-même qui a nourri son peuple sur le chemin de la Terre promise ; quand Jésus se définit comme le pain céleste, il signifie qu'il nous nourrit sur le chemin de la liberté, cette Terre promise où il nous sera donné d'être entièrement nous-mêmes, pour que nous ne mourions pas de faim.

·        La relation personnelle avec Jésus nous conforte dans cette traversée du désert qu'est notre vie.

 

Faire confiance à Jésus

 « Ce Jésus est bien le fils de Joseph, nous connaissons son père et sa mère » (6,42). Jésus, cet être terrestre, est la révélation du Père. Dieu s'offre à l'expérience: «Me faire confiance c'est vivre sans fin» (6,47).

Comment trouver une vie qui ne meure pas ?

Jésus rappelle que les Juifs qui ont mangé la manne, au désert, n'en sont pas moins morts. Qui mange au contraire de ce pain qu'il est lui-même ne mourra pas : « Je suis le pain vivant, celui qui vient du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il reste en vie» (6,51). Et il explique pourquoi celui qui se lie à lui ne mourra pas : «... le pain que je donnerai pour que vive le monde, c'est ma chair» (6,51).

Lien entre l’Eucharistie et la croix

·        Jésus affirme ici qu'il va donner sa vie terrestre, se donner lui-même, pour la vie du monde ; pour que nous ayons la vie éternelle. Il y a là comme un échange divin : Jésus donne sa vie afin que nous vivions à jamais. Dans ce discours sur le pain, Jean cherche avant tout à donner une interprétation de la mort de Jésus et de sa résurrection. l'Eucharistie est le lieu concret où nous manifestons notre foi en la mort et la résurrection de Jésus, où nous nous lions à lui pour ne plus faire qu'un avec Celui qui porte en lui la vie divine.

·        Cette rencontre intense avec le Seigneur, mort et ressuscité pour nous, s'accomplit dans l'acte où nous mangeons sa chair et buvons son sang. « Car ma chair est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson ; qui absorbe ma chair et mon sang habite en moi et moi en lui» (6,55-56). L'Eucharistie exprime donc concrètement la foi en Jésus, pain de vie.

·        Cet amour de Jésus, accompli sur la croix, doit ainsi pénétrer non seulement notre cœur, mais aussi notre corps. Dans l'Eucharistie, nous n'entendons pas seulement les paroles de Jésus, nous les recevons en nous, les assimilons afin qu'elles nous déterminent de l'intérieur. Avec ce pain nous mangeons l'amour de Dieu, devenu homme, pour en être pénétrés et transformés.

·        L'Eucharistie réalise la relation personnelle à Jésus Christ avec la plus grande intensité imaginable : Jésus est en moi et je suis en lui. Telle est la vie éternelle, divine, tel est l'amour divin qui nous transforme.

·        Dans l'Eucharistie, Jésus désire guérir la maladie de chacun de nous ; l'Eucharistie est le remède du corps et de l'âme, qui guérit l'homme de sa blessure mortelle et lui donne part à la vie éternelle.

 

D’autres passages sur l’Eucharistie

·              Dans le discours parabolique sur la vigne (15), Jésus explique ce que signifie demeurer en lui ; celui qui est sur la vigne comme un sarment porte du vrai fruit.

·              Là où les autres évangélistes parlent de la dernière scène, Jean, lui, relate le lavement des pieds (13) : celui-ci est donc une image de l'Eucharistie. Dans ce sacrement, Jésus nous manifeste l'ultime accomplissement de son amour, par l'expérience que nous en faisons dans sa chair et son sang, et il nous purifie par sa Parole. Le lavement des pieds n'est pas seulement une purification, mais aussi la guérison des blessures.

·              L'expérience qu'il nous est donné de faire dans l'Eucharistie, c'est que, purifiés, nous sommes acceptés tout entiers, avec nos pieds qui touchent la terre et sont chaque jour souillés ; Jésus se penche avec amour, en guérisseur.

·              Le déjeuner du Ressuscité avec ses disciples, au bord du lac de Tibériade (21,9-13), est la dernière scène que Jean consacre à l'Eucharistie. Dans l'Eucharistie, rencontre du Christ ressuscité, celui-ci vient de l'autre rivage vers la grisaille de notre matin, la nuit de notre néant, apportant l'amour et l'air de notre vrai pays d'origine. Il ne donne pas seulement du pain, mais aussi du poisson, considéré traditionnellement comme la nourriture du paradis, de l'immortalité.

·              Dans le récit de ce repas, Jean nous livre le sens de cette parole sur la chair et le sang qui donnent la vie éternelle. Le poisson, c'est l'aliment de l'immortalité que nous tend Jésus, celui qui nous donne part à la vie divine, impérissable, incorruptible, du Ressuscité.


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Modifié le  14-02-2012.