IESCHOUA

Pistes de réflexions sur La guérison de l'infirme Accueil | Nous contacter

Accueil
Haut
Mission
Vie de Jesus
Parcours
Evangile St Luc
Evangile St Matthieu
Evangile St Jean
Evangile St Marc
Croisiere
Nourriture du coeur
Forum  Prieres
Témoignages
Chants
Prieres & Reflections
La passion
Suggestions
Liens
Forum discusions

Pistes de réflexions sur La guérison de l'infirme (Jean 5,1-9) par Anselm Grün

Que signifie la guérison de l’infirme ?

Qui place sa confiance en Jésus et sa parole connaît la guérison ; son âme est rénovée, et son corps guéri. Ces guérisons sont les signes d'une autre réalité, de la gloire de Dieu, qui se manifeste précisément le jour du sabbat.

Sommes-nous malades aujourd’hui ?

Le texte mentionne trois sortes de malades : des aveugles, des paralytiques et des infirmes.

·                    Nous sommes aveugles : nos yeux se sont fermés à la vérité.

·                    Nous sommes paralysés par l'angoisse de commettre des fautes.

·                    Nous sommes aussi infirmes: n'étant pas devenus ce que nous voulions devenir. Nous ne vivons qu'une partie de ce qui est en nous ; nos blessures ont bloqué notre âme dans son évolution.

Pourquoi 38 ans ?

Les Israélites ont passé quarante ans dans le désert ; au bout de deux ans ils étaient déjà parvenus au but, mais parce qu'ils ne croyaient pas, ils durent errer trente-huit ans, jusqu'au moment où tous les hommes en âge de porter les armes furent morts (Dt 2,14). Ce malade représente donc les êtres qui n'ont plus d'armes, ne se défendent plus, ne peuvent plus faire respecter leur territoire, sont fragiles et rapportent tout à eux-mêmes. Trente-huit égale quarante moins deux. Quarante, c'est le nombre de l'accomplissement de la loi ; si cet homme était malade, c'est parce qu'il n'obéissait pas aux deux commandements énoncés par Jésus : l'amour de Dieu et celui du prochain.

Le processus suivi par Jésus :

·                    Jésus commence par le voir, par reconnaître sa présence.

·                    Jésus le comprend, il comprend pourquoi il a été si longtemps malade.

·                    Jésus questionne l'homme: «Veux-tu guérir?» (5,6). Jésus en appelle à sa volonté. Il ne va pas toujours de soi que nous voulions vraiment guérir. Jésus invite ce malade à affronter la vie.

·                    Chez bien des malades, la raison du mal est vraiment en effet qu'ils n'ont personne sur qui compter, à qui parler franchement, mais les paroles de cet homme-là semblent plutôt relever de l'apitoiement sur soi-même. Il se sent défavorisé : les autres sont plus rapides, ils ont plus de chance, lui, personne ne l'aime et ne se soucie de lui. Il donne la raison pour laquelle, selon lui, il est malade depuis si longtemps : la faute en incombe aux autres, qui ne l'aident pas et l'ignorent; lui n'y peut rien. À cette histoire, Jésus ne répond pas simplement par la compassion, mais plus encore en lui ouvrant les yeux sur lui-même ; il lui donne un ordre : « Lève-toi, prends ta paillasse et marche» (5,8). Il lui ôte l'illusion que seuls les autres porteraient la faute de sa maladie.

·                    Pour guérir, le malade doit s'aider lui-même. Il a besoin de la présence de Jésus, qui le croit capable de se lever, lui donne la confiance nécessaire mais ne le mettra pas debout.

La vraie guérison est de changer son rapport aux symptômes qui empêchent souvent de vivre.

La guérison pour nous aujourd’hui :

Jésus guérit par sa parole qui met le paralytique en contact avec la source intérieure qui peut jaillir en lui. Pour guérir un homme malade, il ne suffit pas de lui donner de bons conseils, du dehors ; il faut qu'il trouve en lui-même les ressources, la source divine que chacun porte en lui. La vraie cause de la maladie est d'être coupé du flot de cette source, que la vraie guérison survient quand le malade a de nouveau part à la vie divine. L'être humain n'atteint à la santé et à son être complet que quand cette vie coule en lui.

Jésus guérit le jour du sabbat. La guérison pendant le sabbat manifeste que l'homme a été créé par Dieu ; au tout début. Dieu lui a communiqué son souffle vital, et l'homme était en contact intime avec lui. Mais l'homme s'est séparé de Dieu et a coupé le lien initial, ce qui fit de lui un malade. Jésus comprend le sabbat comme la célébration de la dignité première de l'être humain.

Conclusion

Chaque eucharistie manifeste le pouvoir de guérison et de régénération que Dieu exerce sur l'homme. Avec l’eucharistie nous rencontrons Jésus, le divin médecin. Sa seule Parole éveille en nous la vie par le contact avec la source intérieure.


Pour nous contacter :

E-Mail : luc@ieschoua.org

Modifié le  14-02-2012.