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Pistes de réflexions sur Jean (1,1-18)  et le texte d’Anselm Grün

La différence entre les Évangiles :

Matthieu et Luc rapportent les antécédents de l'action de Jésus. Jean, lui, dit que c'est arrivé, et non pas comment c'est arrivé ; Il chante le mystère de l'Incarnation de Dieu en Jésus Christ. Les synoptiques (les trois autres évangiles) ne parlent en tout que trois fois de Jésus en tant qu'homme, Jean le fait dix-neuf fois; On ne peut saisir ce mystère que dans un chant, un hymne qui le célèbre en images.

Le mystère de l’Incarnation

  • Le Verbe s'est fait chair : (Jean 1,14) tel est le sommet du discours. Dans le livre de la Sagesse, la Sagesse est décrite comme une personne qui réside parmi nous. De la même façon, le Verbe désire vivre parmi nous, y établir sa tente. Le Verbe et la Sagesse veulent montrer comment Dieu se révèle à nous. Ils sont présentés pour ainsi dire comme des médiateurs, des personnes à travers lesquelles un Dieu lointain se communique à nous.
  • « Au commencement, la parole» (Jean 1,1). Dans ce verset. Jean fait remonter l'origine de Jésus jusqu'aux profondeurs de la divinité. On perçoit là l'écho du « commencement» de la Genèse. Elle est elle-même déjà révélation de la gloire de Dieu.
  • « En elle, la vie, lumière des hommes » (1,4). La question est de savoir comment nous pouvons être vraiment vivants. Bien des gens ne vivent qu'en surface : la vie consiste seulement pour eux à travailler, à manger, à se distraire dans les plaisirs. Or, pour Jean, tout cela équivaut à la mort. La vraie vie n'est possible qu'en Dieu et par Dieu.

Mais comment réussir à vivre ?

Nous ne pouvons devenir vraiment hommes qu'en nous rattachant à Dieu. Dieu est essentiellement Celui qui donne la vie, et même en qui réside la vie. La vie est toujours en rapport avec le jaillissement d'une source qui lui conserve une éternelle fraîcheur. Dieu lui-même est la source d'où émane notre vie d'hommes.

La lumière éclaire le monde

Bien des gens tâtonnent en aveugles dans l'obscurité ; leur vie s'écoule, mais n'a pas de sens. Il existe un rapport étroit entre la vie et la lumière. Quand je vois en vérité le monde et moi-même, je suis en mesure de vivre comme il convient. Elle nous permet de le voir jusque dans son fondement et de tout comprendre. Voir, c'est cesser de tâtonner dans l’obscurité, reconnaître qu'il y a un chemin à suivre. La lumière est la clarté où je me trouve et où je peux m'orienter, libéré de l'angoisse. Dieu est lumière : cela revient à dire que je ne peux voir clair dans ma vie qu'en Dieu, que seul Jésus, le véritable Logos, peut dissiper en moi les ténèbres et le non-sens. Le Christ est la lumière qui luit dans les ténèbres. Cette illumination est le but de tout cheminement spirituel ; En effet, tant que nous vivons dans les ténèbres, nous ne nous comprenons pas nous-mêmes; nous errons et nous nous égarons ; nous sommes aveugles et morts. Jésus, la vraie lumière est entrée dans le monde.  «Elle est venue chez elle et les siens ne l'ont pas reçue» (Jean 1,11). Beaucoup refusent de le recevoir. « Mais à tous ceux qui l'ont reçue, elle a donné le pouvoir d'être enfants de Dieu, et ceux qui font confiance à son nom ne sont plus nés du sang, ni de la volonté charnelle ou virile, mais de Dieu» (Jean 1,12-13).

Qui accepte le Christ est régénéré et naît de Dieu. (Voir rencontre avec Nicodème)

Nous ne sommes pas seulement les enfants de nos parents, mais aussi les enfants de Dieu. Nous sommes nés de Dieu, c'est la véritable dignité de l'être humain et sa libération de toutes les entraves des relations humaines. Chacun est unique, issu de Dieu sans médiation. Qui est né de Dieu, est «né là-haut» et accède à une nouvelle compréhension de soi ; il se sait aimé de Dieu. Sa vie est emplie de lumière, vraiment vivante.

Dieu est devenu homme

«La parole a pris chair, parmi nous elle a planté sa tente» (1,14). C'est là le cœur du message de Jean. La chair est l'image de la réalité d'ici-bas, vouée à la disparition, l'image de l'existence humaine dans son impuissance et son néant. La chaire de l'homme est : faible, exposée au danger et promise à la mort. La demeure, la tente évoquent le Temple où la gloire de Dieu réside parmi nous. Ce qui s'est alors passé a transformé le monde à jamais ; depuis lors, Dieu veut s'incarner, prendre chair en chacun de nous.

Quand je regarde l'homme Jésus, la magnificence de Dieu resplendit à mes yeux. Dans sa présence au monde, ses actes, ses paroles, cette gloire répand sa lumière. Le regard contemplatif que je pose sur Jésus me transfigure peu à peu, je deviens cette gloire que Dieu a destinée à moi aussi, son fils ou sa fille. L'Évangile veut nous donner la réponse à cette question : comment, dans la chair, dans cet homme, Jésus, pouvons-nous voir la gloire de Dieu? Il ne s'agit pas d'une vision par les yeux du corps, mais d'une vision par la foi. C'est la foi qui fait de nous des voyants ; la foi consiste à voir Dieu dans l'homme Jésus.

Dans sa gloire, le Fils unique du Père est « plein de tendresse et de vérité » (1,14).

Dieu a révélé à Moïse sa grâce et sa fidélité. En Jésus, Dieu se penche vers les hommes avec douceur et tendresse. Dieu nous rend joyeux. En Jésus, Dieu nous manifeste la tendresse de son amour. En même temps, nous faisons en Jésus l'expérience de la fidélité de Dieu, en qui nous pouvons avoir confiance. En Jésus, le voile qui enténèbre et dissimule l'essence de notre humanité s'écarte ; en lui nous reconnaissons ce que nous sommes vraiment, notre origine première ; en lui nous reconnaissons Dieu, fondement premier et ultime de tout ce qui est et donc de notre existence humaine. Jésus désire ouvrir nos yeux afin que nous percevions le monde tel qu'il est en vérité, que nous y reconnaissions et reconnaissions en nous-mêmes la réalité divine. Chaque être humain reflète le visage de Dieu, Tel est le mystère d'une vie réussie.

Conclusion

« Personne n'a jamais vu Dieu; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui l'a fait connaître.» (1,18). Ce cri de louange et d'allégresse marque le point culminant de l'hymne. Nul ne peut voir Dieu. Jésus est le seul qui ait vraiment vu Dieu, parce qu'il est Dieu lui-même et qu'il repose sur le cœur du Père. Il nous l'a révélé, nous l'a rendu visible. En Jésus, nous autres humains, c'est Dieu que nous voyons ; en lui nous sommes admis dans l'intimité du Père et reposons sur son cœur. En Jésus il nous est permis de voir Dieu dans sa réalité, dans son amour éternel, et ses Paroles nous font connaître cette gloire que nul homme n'avait jamais vue encore.


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Modifié le  14-02-2012.