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NOTES SUR L'EVANGILE DE JEAN (17a)

http://www.bible-notes.org/

 

CHAPITRE 17 (v. 1-17)

 

Dans les chapitres 13 à 16, nous avons entendu les dernières paroles du Seigneur Jésus à ses disciples. Avant de les quitter, Il a voulu encore une fois les encourager, les consoler et leur parler du Père.

Et maintenant, dans ce chapitre 17, le Seigneur Jésus s'adresse à son Père pour lui parler des siens, de ceux qui lui sont si chers.

 

1 – La glorification du Fils : v. 1-5

 

1. 1 « Père… glorifie ton Fils » (v. 1)

« Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : Père, l'heure est venue… » (v. 1). Nous voyons souvent le Seigneur Jésus lever les yeux vers le ciel. Il est d'ailleurs remarquable que dans cet évangile, il ne soit jamais dit explicitement que Jésus prie. Mais nous l'entendons parler à son Père, dans la liberté et l'intimité d'un Fils avec son Père.

Au tombeau de Lazare où a brillé la gloire de Dieu, « Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m'as entendu » (11 : 41).

Jésus est l'intercesseur auprès du Père pour les siens, et nous l'entendons présenter plusieurs demandes pour eux. « Moi, je fais des demandes pour eux… Père saint, garde-les en ton nom… Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal… Sanctifie-les par la vérité… afin que tous soient un… » (v. 9, 11, 15, 17, 20).

En même temps, Il est l'homme parfait qui a glorifié son Père sur la terre, qui a achevé l'œuvre que son Père lui avait donnée à faire, et qui maintenant revendique sa gloire. « Père... glorifie ton Fils » (v. 1) ; « glorifie-moi, toi, Père, auprès de toi-même, de la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde fût » (v. 5). De nombreux passages dans le livre des Actes et les épîtres montrent comment Dieu a glorifié son Fils en le ressuscitant d'entre les morts et en le faisant asseoir à sa droite.

Ce chapitre est tout entier rempli de la gloire, et c'est l'objet de la prière du Fils à son Père. Du verset 1 au verset 5, le Seigneur prie pour que son Père le glorifie ; du verset 6 au verset 23, pour que Lui soit glorifié dans les siens ; et du verset 24 au verset 26, pour que les siens soient glorifiés en Lui.

1. 2 L'autorité du Fils (v. 2)

Un des caractères de la gloire du Seigneur, c'est l'autorité que le Père lui a donnée sur toute chair. Le Seigneur Jésus n'a jamais cherché la gloire des hommes. Sa gloire, Il ne voulait la recevoir que de la part du Père. Et l'autorité, Il la tenait également de son Père.

Ni le diable (Luc 4 : 5-6 : « Je te donnerai toute cette autorité, ainsi que la gloire de ces royaumes… »), ni les hommes qui lui demandaient avec arrogance : « Dis-nous par quelle autorité tu fais cela ? » (Luc 20 : 2), n'ont pu le faire sortir de sa dépendance parfaite.

Le Seigneur Jésus a même délégué cette autorité aux douze disciples : « Ayant appelé à lui ses douze disciples, il leur donna autorité sur les esprits impurs pour les chasser, et pour guérir toute maladie et toute infirmité » (Matt. 10 : 1). Après sa résurrection, le Seigneur dira encore à ses disciples : « Toute autorité m'a été donnée dans le ciel et sur la terre » (Matt. 28 : 18).

Cette autorité du Seigneur est une autorité universelle. Il a autorité « sur toute chair ». Même les démons reconnaissent son autorité et tremblent. Le Seigneur déclare aussi : « Je suis vivant aux siècles des siècles ; et je tiens les clefs de la mort et de l'Hadès » (Apoc. 1 : 18).

1. 3 La vie éternelle (v. 3)

Le Seigneur donne la vie éternelle. La vie éternelle, ce n'est pas seulement une vie immortelle, mais une vie qui appartient à un domaine hors de l'espace et du temps (2 Cor. 4 : 18) ; c'est connaître le seul vrai Dieu et son Fils qu'il a envoyé, Jésus Christ. La vie éternelle, c'est Jésus lui-même ! « Nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous a été manifestée » (1 Jean 1 : 2).

« Celui qui a le Fils a la vie » (1 Jean 5 : 12). Avoir Jésus, c'est avoir la vie éternelle !

1. 4 La gloire éternelle du Fils unique (v. 4-5)

Le Seigneur Jésus anticipe déjà l'accomplissement de son oeuvre. Il est venu sur la terre en répondant à la volonté du Père. Il l'a pleinement glorifié sur la terre pendant toute sa vie d'homme parfait, et Il peut dire maintenant : « J'ai achevé l'oeuvre que tu m'as donnée à faire » (v. 4). Il n'y a rien à ajouter à une telle oeuvre ! Sur la croix, avant de remettre son esprit entre les mains de son Père, le Seigneur Jésus s'est écrié : « C'est accompli » (19 : 30).

Tous les croyants ont été sanctifiés « par l'offrande du corps de Jésus Christ faite une fois pour toutes… celui-ci, ayant offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis à perpétuité à la droite de Dieu… par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés » (Héb. 10 : 10, 12, 14).

Achever une œuvre, c'est le travail divin. Ce que fait l'homme est toujours marqué par son infirmité, ses limites. Dieu a achevé son travail en création (Gen. 2 : 1-2) ; le Seigneur Jésus a achevé l'oeuvre de la rédemption. Quelle grâce de savoir que Dieu veut aussi achever le travail qu'Il a commencé en nous. « Celui qui a commencé en vous une bonne oeuvre l'amènera à son terme jusqu'au jour de Jésus Christ » (Phil. 1 : 6).

Comme homme sur la terre le Seigneur Jésus a pleinement glorifié le Père, et le Père se doit de le glorifier. Le Seigneur Jésus a laissé sa gloire qu'Il avait dans le ciel auprès du Père pour venir sur la terre. Il s'est anéanti, il s'est abaissé tout en demeurant, profond mystère, « le Fils unique, qui est dans le sein du Père » (1 : 18). Maintenant qu'Il va remonter vers son Père après avoir accompli l'oeuvre de la croix, Il demande à être glorifié de cette gloire qu'il avait auprès du Père de toute éternité (v. 5).

C'est bien sur la terre que ces choses se passent, c'est là que le Seigneur Jésus a glorifié son Père. C'est aussi pendant que nous sommes sur la terre que nous sommes appelés à croire et à nous laisser former pour le ciel. Si nous vivions véritablement pour Christ, demeurant en Lui et lui étant attachés, et gardant sa Parole, un témoignage plus puissant serait rendu devant ce monde !

 

2 – Jésus prie pour ceux que le Père lui a donnés : v. 6-10

 

2. 1 « Ils étaient à toi, et tu me les a donnés » (v. 6-8)

Ces versets sont une transition avant que le Seigneur présente au Père des demandes pour les siens. Le Seigneur Jésus est vraiment l'intercesseur en faveur des siens auprès du Père. Il parle d'eux avec des paroles remplies d'amour et de grâce. Ce sont ceux qu'il a reçus de son Père.

Sans doute le Seigneur Jésus a lui-même choisi ses disciples, mais Il l'a fait dans une pleine dépendance du Père (Luc 6 : 12-16). Il a déclaré à plusieurs reprises que nul ne peut venir à lui sans l'action du Père. « Tout ce que le Père me donne viendra à moi… Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m'a envoyé ne le tire… Personne ne peut venir à moi, à moins que cela ne lui soit donné du Père » (6 : 37, 44, 65). Et s'Il a reçu les siens du Père, c'est justement pour leur révéler le Père et les faire entrer dans une relation intime avec Lui. C'est ainsi qu'il donnera à Marie ce merveilleux message : « Va vers mes frères et dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père… » (20 : 17). Le Seigneur Jésus pense aux siens et les présente à son Père. Ce sont ceux que le Père lui a donnés, qui l'ont suivi, qui ont gardé sa parole, qui ont vraiment connu et cru que Jésus était l'envoyé du Père.

Jésus a dit : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole… Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas la mienne, mais celle du Père qui m'a envoyé » (14 : 23-24). Et ici, Il dit : « Ils ont gardé ta Parole… car les paroles que tu m'as données, je les leur ai données, et ils les ont reçues » (v. 8). Ce sont les communications intimes entre le Père et le Fils qui nous sont données à connaître. Jésus est la Parole faite chair, venue dans ce monde pour se révéler à nous. Voilà pourquoi, si nous aimons le Seigneur Jésus, nous aimons et nous gardons sa Parole ! Celle-ci est tout entière la communication de Dieu à l'homme. Elle est la Parole de Dieu, vivante et permanente. Toujours actuelle, elle ne vieillit pas ! Elle est une personne, Jésus !

L'apôtre Paul écrit aux Thessaloniciens : « Vous avez accepté, non la parole des hommes, mais (ainsi qu'elle l'est véritablement) la parole de Dieu » (1 Thes. 2 : 13).

Le Seigneur Jésus a dit : « Les paroles que moi je vous ai dites sont esprit et sont vie ». A sa question : « Et vous, voulez-vous aussi vous en aller ? », Pierre a répondu : « Seigneur, auprès de qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (6 : 63, 67, 68).

Dieu a consigné dans sa Parole ce que, lui, voulait nous donner, et qui correspond à ce que nous avons besoin de connaître (20 : 30-31 ; 21 : 25). Nous avons toujours tendance à en rajouter ou à en retrancher ! Gardons la Parole telle que Dieu nous l'a donnée. Souvenons-nous aussi que c'est par la Parole que le Seigneur Jésus a vaincu Satan. C'est par la Parole que nous pouvons aussi être des vainqueurs.

« Ils ont cru que c'est toi qui m'as envoyé » (v. 8). Les disciples ont cru que Jésus était venu de la part du Père ; ils l'ont vu marcher sur cette terre, homme parfaitement dépendant de son Père ; ils ont entendu ses paroles, des paroles qui venaient du Père ; ils ont cru qui Il était et l'ont reçu.

« Dieu dit à Moïse : Je suis celui qui suis. Tu diras aux fils d'Israël: Je suis m'a envoyé vers vous… » (Ex. 3 : 14). Oui, le Seigneur que nous connaissons ne change pas. Il est le même.

Comme les disciples autrefois, nous avons à recevoir les paroles du Seigneur Jésus, de celui qui est « le Même, hier, et aujourd'hui, et éternellement » (Héb. 13 : 8). Dieu ne change pas ; Jésus Christ est le même ; la Parole divine, vivante, permanente reste toujours actuelle pour nous aujourd'hui, comme elle l'était du temps où le Seigneur parlait à ses disciples.

2. 2 « Moi, je fais des demandes pour eux » (v. 9-10)

A partir du verset 9, le Seigneur présente à son Père des demandes pour les siens. Il ne fait pas des demandes pour le monde, mais pour ceux qui lui sont chers, qui lui appartiennent, qu'Il a reçus de son Père.

Il y a dans ces versets jusqu'à la fin du chapitre un contraste très marqué entre ceux qui sont au Seigneur et le monde. Le monde est conduit par son chef, Satan (14 : 30) ; c'est un monde ennemi de Dieu qui a rejeté le Seigneur Jésus, ne voulant pas de Lui !

« La grâce de Dieu qui apporte le salut est apparue à tous les hommes » ; tous auront à rendre compte de ce qu'ils auront fait de Jésus ! Cette grâce nous instruit, nous qui l'avons reçue, afin que, « reniant l'impiété et les convoitises mondaines, nous vivions dans le présent siècle sobrement, justement, pieusement… » (Tite 2 : 11-12).

Lorsque nous avons cru au Seigneur Jésus, nous avons été tirés hors du monde, et nous ne sommes plus du monde. Nous appartenons à une autre sphère, celle de la famille du Père. Il nous faut apprendre à vivre ces choses, en réalisant pratiquement que nous sommes morts avec Christ et ressuscités avec Lui.

Le croyant ne peut aimer le monde, sans se constituer ennemi de Dieu (Jac. 4 : 4 ; 1 Jean 2 : 15-16). Le monde n'écoute pas, ne reçoit pas, ne croit pas ce que Dieu dit ; cela entraîne aussi sa haine à l'égard de ceux qui croient : « le monde les a haïs » (v. 14). C'est pourquoi, au moment de remonter vers son Père, le Seigneur Jésus prie pour les siens qui sont dans le monde, mais qui ne sont pas du monde.

Il est très encourageant de voir que le Seigneur fait des demandes au Père pour les siens. Il est pour nous tous cet intercesseur divin, toujours vivant pour intercéder pour nous (Héb. 7 : 25). Il avait prié pour Pierre afin que sa foi ne défaille pas (Luc 22 : 32). Et aujourd'hui Il prie encore, Il intercède pour chacun des siens. Et si nous avons péché, c'est encore Lui que nous avons comme « un avocat auprès du Père » (1 Jean 2 : 1).

2. 3 Jésus demande que les siens soient sanctifiés (v. 11-17)

Le Seigneur demande au Père de garder les siens : « Père saint, garde-les en ton nom… afin qu'ils soient un comme nous » (v. 11). Nous avons besoin d'être gardés par les soins du Père afin que nous soyons un, manifestant que nous constituons la famille de Dieu. Tous ceux qui ont cru au Seigneur Jésus ont reçu ce « droit d'être enfants de Dieu » (1 : 12) ; ils sont animés de la vie divine, et constitués une famille unie sous le regard du Père. Christ est « premier-né parmi beaucoup de frères » (Rom. 8 : 29). Ainsi Christ est glorifié dans les siens.

Dans un temps encore à venir, lorsque Christ viendra pour établir son règne sur la terre, Il viendra dans la gloire de sa force, en jugement pour les incrédules, tout en manifestant sa gloire dans les siens. « Il viendra pour être, dans ce jour-là, glorifié dans ses saints et admiré dans tous ceux qui auront cru » (2 Thes. 1 : 10). Mais sans attendre ce jour, dès maintenant, le Seigneur déclare : « Je suis glorifié en eux » (v. 10). Ce n'est pas conditionnel, ni futur : c'est un fait présent. La manière dont nous le réalisons et nous le vivons, c'est autre chose !

Remarquons toutefois que le Seigneur parle ici de ses disciples, ceux qui l'ont accompagné pendant son ministère, et dont Il avait pris soin pendant qu'il était avec eux : « Père saint, garde-les… Quand j'étais avec eux, je veillais sur eux en ton nom ; j'ai gardé ceux que tu m'as donnés, et aucun d'entre eux n'a été perdu, excepté le fils de perdition… » (v. 11-12). Ces paroles du Seigneur nous ramènent à ce qu'Il dit aussi à propos de ses brebis dont Il prend soin. Quelle confiance de savoir que nous sommes gardés par le Seigneur lui-même, comme un bon berger s'occupe de ses propres brebis, et que nous sommes en sécurité dans sa main comme dans la main du Père ! Lui-même a dit : « Personne ne les arrachera de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main de mon Père » (10 : 28-29).

Mais nous avons une relation avec un « Père saint », alors que nous vivons au milieu d'un monde corrompu. C'est pourquoi le Seigneur ajoute : « Je ne fais pas la demande que tu les ôtes du monde, mais que tu les gardes du mal… Sanctifie-les par la vérité » (v. 15-17). D'où notre responsabilité de marcher et de vivre d'une manière qui glorifie notre Père saint. Et il y a une vraie joie, une joie « complète » (accomplie) à vivre ces choses ! C'est ce que Paul réalisait lorsqu'il pouvait dire : « Christ vit en moi » (Gal. 2 : 20). Ainsi le Seigneur est glorifié dans les siens lorsque sa vie brille en eux.

« Ta Parole est la vérité » (v. 17). Jésus est la vérité (14 : 6). Le Saint Esprit est « l'Esprit de vérité » (15 : 26). L'assemblée, l'Eglise n'est pas la vérité ; si c'était le cas, elle serait infaillible dans sa marche. Mais l'assemblée est la colonne et le soutien de la vérité. Elle porte la vérité (1 Tim. 3 : 15).

 

CHAPITRE 17 (v. 18-26)

 

3 – Jésus fait des demandes pour tous ceux qui croient : v. 18-26

 

3. 1 La mission des disciples (v. 18)

A la question du Seigneur : « Qui enverrai-je, et qui ira pour nous ? », Esaïe avait répondu : « Me voici, envoie-moi » (Es. 6 : 8).

Jésus dit ici : « Comme tu m'as envoyé dans le monde, moi aussi je les ai envoyés dans le monde » (v. 18). Ce mot « comme » est souvent employé pour nous montrer le niveau que Dieu veut pour nous. Nous avons tendance souvent à rabaisser le niveau, mais la Parole de Dieu montre le modèle de Christ ; elle nous appelle :

- à marcher comme Lui (1 Jean 2 : 6), dans l'amour et pour rendre témoignage de la lumière (Eph. 5 : 1 ; Jean 1 : 7)

- à aimer comme Lui (13 : 34)

- à pardonner comme Dieu, en Christ, nous a pardonné (Eph 4 : 32).

« Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix… » (Es. 52 : 7) ; ce passage qui parle prophétiquement du Seigneur Jésus est cité dans le Nouveau Testament en faisant allusion alors à ceux qui sont envoyés pour prêcher l'évangile : « Comment prêcheront-ils, s'ils ne sont pas envoyés ? Ainsi qu'il est écrit : Combien sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix, de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles » (Rom. 10 : 15).

Ainsi le Seigneur nous envoie dans le monde afin que nous y soyons comme Lui, reflétant les caractères de sa marche. C'est une mission très élevée à laquelle nous sommes appelés, ainsi que Paul l'écrivait aussi aux Corinthiens : « Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ – Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen, - nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu » (2 Cor. 5 : 20).

 

3. 2 « Je me sanctifie moi-même pour eux » (v. 19)

La sanctification du croyant est faite. Elle est en Christ : « Par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés (Héb. 10 : 14). « Vous êtes de lui dans le Christ Jésus qui nous a été fait sagesse de la part de Dieu, et justice et sainteté et rédemption… » (1 Cor. 1 : 30).

« Je t'envoie vers eux pour ouvrir leurs yeux, pour qu'ils se tournent des ténèbres à la lumière, et du pouvoir de Satan à Dieu ; pour qu'ils reçoivent le pardon des péchés et une part avec ceux qui sont sanctifiés, par la foi en moi » (Act. 26 : 17-18). Ceux qui sont du Christ, par la foi en lui, sont des sanctifiés ; mis à part pour Dieu, ils forment la famille de Dieu.

Notre position en Christ est dans le ciel, unis à Christ, et c'est ainsi que Dieu nous voit. Ici, nous sommes vus comme étant la famille du Père, des enfants liés à son Fils et un en lui.

Lorsque le Seigneur dit : « Je me sanctifie moi-même pour eux », ce n'est pas parce qu'Il avait besoin d'être purifié ! Lui-même était parfaitement pur, saint, sans souillure. « Un tel souverain sacrificateur nous convenait, saint, exempt de tout mal, sans souillure, séparé des pécheurs, et élevé plus haut que les cieux… » (Héb. 7 : 26). C'est justement parce qu'Il était l'Agneau sans défaut et sans tache qu'Il a pu accompli l'oeuvre de notre sanctification - nous sommes rendus saints devant Dieu - et que maintenant encore Il est vivant pour intercéder pour nous auprès du Père et nous sanctifier dans notre marche dans ce monde. C'est la sanctification pratique à laquelle nous sommes appelés.

3. 3 L'unité de tous les disciples de Christ (v. 20-21)

Les demandes que le Seigneur adresse ici à son Père concernent certainement en premier lieu les apôtres, c'est-à-dire ceux qui sont envoyés. Mais elles sont aussi faites pour nous, croyants, aujourd'hui puisque le Seigneur dit ensuite : « Ce n'est pas seulement pour eux que je fais des demandes, mais aussi pour ceux qui croient en moi par leur parole » (v. 20). Et ce que le Seigneur demande, c'est « que tous soient un » : cette unité vue par le monde est un témoignage « afin que le monde croie que c'est toi tu m'as envoyé » (v. 21). Cette unité a bien été vue en effet au début du livre des Actes : « La multitude de ceux qui avaient cru était un coeur et une âme… Les apôtres rendaient avec une grande puissance le témoignage de la résurrection du Seigneur Jésus » (Act. 4 : 32-33).

3. 4 L'unité en gloire (v. 22-23)

Jésus mentionne trois unités dans ce chapitre :

- l'unité dans l'action (v. 11-14) : les disciples partageaient la même pensée, le même but que le Père et le Fils ; cette unité dont les disciples étaient les premiers éléments se poursuit chez ceux qui ont reçu l'évangile.

- l'unité de communion (v. 20-21) : ceux qui ont cru possèdent la même vie que le Père et le Fils et ils sont un afin que le monde croie que le Père a envoyé le Fils ; cette unité est en relation avec le temps actuel.

- l'unité en gloire (v. 22-23) : elle sera réalisée quand le Seigneur apparaîtra en gloire avec les siens glorifiés ; tous les croyants seront alors rendus parfaits dans l'unité dans la présence du Seigneur.

Chacune de ces unités est en relation avec ce que le monde peut voir, mais il y a encore une demande au verset suivant concernant ce qui est réservé à la contemplation des croyants seuls.

3. 5 Contempler la gloire du Seigneur (v. 24)

Nous sommes introduits dans l'intimité du Père et du Fils, dans cet amour éternel dont la Parole nous dévoile quelque chose. En même temps le Seigneur Jésus veut nous faire contempler sa gloire, cette gloire que le Père lui a donnée. Contempler la gloire du Fils de Dieu, quelle chose incomparable ! Autrefois l'homme ne pouvait voir Dieu ni contempler sa gloire, mais c'est maintenant notre part en Christ. « Nous tous contemplant à face découverte la gloire du Seigneur… » (2 Cor. 3 : 18). Sans doute, c'est actuellement encore par la foi, mais bientôt nous allons voir de nos yeux la gloire merveilleuse du Seigneur Jésus.

« Tu les as aimés comme tu m'as aimé » (v. 23). Quelle chose de réaliser que Dieu m'aime aujourd'hui comme Il aime son propre Fils ! Le Seigneur avait dit : « Le Père lui-même vous aime, parce que vous m'avez aimé… » (16 : 27) ; cet amour est lié à la gloire que le Seigneur veut nous faire partager avec Lui. Son désir c'est de nous faire voir sa gloire (v. 24).

« Tu m'as aimé… ». Nous trouvons sept fois cette expression de l'amour du Père pour le Fils dans l'évangile de Jean :

- « Le Père aime le Fils et a tout mis entre ses mains » (3 : 35).

- « Le Père aime le Fils et lui montre tout ce qu'il fait lui-même… » (5 : 20).

- « A cause de ceci le Père m'aime, c'est que moi je laisse ma vie… » (10 : 17).

- « Comme le Père m'a aimé, moi aussi je vous ai aimés » (15 : 9)

- « Tu les a aimés comme tu m'as aimé…Car tu m'as aimé avant la fondation du monde… afin que l'amour dont tu m'as aimé soit en eux, et moi en eux » (17 : 23, 24, 26).

La Parole est remplie d'expressions pour nous faire mesurer un peu la grandeur de cet amour dont le Père aime le Fils. On peut citer par exemple :

- « Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes… » (Gen. 22 : 2).

- « J'étais alors à côté de lui son nourrisson, j'étais ses délices tous les jours, toujours en joie devant lui… » (Prov. 8 : 30).

- « Il avait encore un unique fils bien-aimé, il le leur envoya… » (Marc 12 : 6).

La mesure de cet amour a été pleinement montrée lorsque Dieu nous a donné son Fils (3 : 16). « En ceci est l'amour… en ce que lui nous aima et qu'il envoya son Fils… » (1 Jean 4 : 10).

3. 6 « Je leur ai fait connaître ton nom » (v. 24-26)

Il y a un contraste frappant entre le monde et ceux qui appartiennent au Seigneur Jésus. Le Seigneur déclare : « Le monde ne t'a pas connu… et eux ont connu que toi tu m'as envoyé » (v. 25). Nous l'avons vu dès le début de cet évangile, l'opposition entre les deux catégories de personnes est sans équivoque : « Il était dans le monde… et le monde ne l'a pas connu… Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il leur a donné le droit d'être enfants de Dieu… nous avons contemplé sa gloire… » (1 : 10, 12, 14). Cette gloire du Seigneur Jésus n'a été visible que pour ceux qui l'ont connu, qui l'ont reçu. Mais le monde qui refuse de le connaître, qui refuse son amour ne peut pas non plus voir sa gloire.

« Je suis descendu du ciel pour faire... la volonté de celui qui m'a envoyé. Or la volonté de celui qui m'a envoyé, c'est que je ne perde rien de tout ce qu'il m'a donné…car la volonté de mon Père, c'est que quiconque discerne le Fils et croit en lui ait la vie éternelle » (6 : 38-39).

Oui, le Seigneur Jésus est venu sur cette terre pour nous révéler le Père, pour nous faire connaître son nom (v. 26). C'est encore ce qu'il déclarera à Marie après sa résurrection: « Je monte vers mon Père et votre Père » (20 : 17). Aujourd'hui, les rachetés du Seigneur peuvent dire par l'Esprit : « Abba, Père ! » (Rom. 8 : 15).

 


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Modifié le  14-02-2012.